03/07/2009Haïku du jour, par l'insuccube* Loïc.Mes haïkus*
L'âme n'a point d'yeux
Car Dieu refuse sa face
Sauf trépas ; qu'aux cieux…
(LLD. 03 juillet 2009) 01/07/2009Des dunes de Labenne...Pour avoir de belles fleurs, il faut de l'eau et de l'engrais.
(On appelle ça une métaphore et en v'là deux pour le prix d'une :)
L'or et le fumier ne sont utiles qu'étalés.
LLD
(01/07/2009)
 (Merrien/Moëlan sur mer, où je suis né)
Suis-je un ringard et/ou autres contes de ma morale...20/06/2009Des dunes de Labenne... (pris sur un blog, ailleurs)Lettre d'un père "Eddy" qui demande pardon à son fils
(copié/collé)
J'ai tué mon gosse !
Oui, c'est dur à dire...
Je pourrais dire que je ne suis pas fier de moi, que j'ai honte, que je ne suis pas bien dans ma peau...
Je ne vois qu'une chose à dire !
J'ai mal, affreusement mal ! Je pleure chaque jour depuis l'été dernier, je pleure encore à cet instant et je continuerais tant que mon corps pourra m'aider à pleurer.
J'ai détruit ce que j'avais de plus précieux, j'ai anéanti ma famille...
J'ai ôté la vie de mon fils à cause de ma connerie, et si je n'avais encore quelque espoir de retrouver la paix, je serais prêt à aller le rejoindre. Ce n'est pas encore exclu...
Je m'appelle Eddy. J'avais le bonheur d'avoir une petite famille merveilleuse.
Une femme adorable (qui me hait aujourd'hui !), deux filles délicieuses et un petit mec...
LE fils parfait...
Mon garçon faisait beaucoup de sport, trop peut-être.
À 16 ans, il avait tout ce qu'il fallait pour tomber toutes les filles du quartier. Je me voyais déjà batailler pour calmer les notes de téléphone, les scooters devant la maison.
J'ai été con, aveugle, le dernier des imbéciles...
Oui, j'ai vu des engins ! Oui, j'ai gueulé parce qu'ils faisaient un peu de bruit en rentrant...
Je ne voyais que les copains de mon gamin qui pétaradaient discrètement...
Je n'avais pas remarqué qu'ils faisaient tout, au contraire, pour être discrets, pour ne pas réveiller la maisonnée... Je n'avais pas vu, pas fait attention à ce moment, que mon petit bonhomme et celui qui le raccompagnait faisaient tout pour faire le moins de bruit possible...
J'étais enfermé dans ma bulle de gros blaireau borné et je ne me suis pas intéressé à sa vie...
J'ai attendu, comme le père standard, qu'il me parle de ses copines, qu'il m'émoustille de ses petites histoires...
Mais rien !
Mon gamin a eu 17 ans, puis 18, mais jamais de confidences, jamais de complicité avec son père qui l'adorait...
Jamais, il ne m'a fait partager les instants privilégiés de sa vie.
Mais c'est ma faute ! Je ne lui ai jamais demandé.
Je n'ai jamais posé la moindre question sauf balancer de temps à autre une allusion que je découvre maintenant comme complètement stupide.
Pour son bac, en juin, je voulais lui payer son permis.
Il n'a pas voulu.
Il m'a simplement dit qu'il se le paierait avec son job d'été.
Puis un soir de juillet, il faisait terriblement chaud.
Il était près de 2 heures du mat, je m'en souviens, j'étais dehors à fumer ma clope.
Ma femme nous a toujours interdit à mon gamin et à moi de fumer dans la maison.
Je sais que mes filles fument, mais c'est en cachette !
Je venais d'écraser mon mégot, je profitais d'un dernier moment de la douceur du soir.
Les scooters sont arrivés.
J'étais dans le noir mais je ne cherchais pas à espionner.
Mon gosse a garé son scoot devant la porte de la remise.
Celui qui le suivait a éteint le sien aussitôt. Je me préparais à aller les trouver, leur proposer une bière, une cigarette...
Mais j'ai vu !
J'ai vu ce que je n'aurais jamais du voir ! Pas comme ça !
Pourquoi je n'ai pas fait de bruit ! Pourquoi je ne me suis pas manifesté pour indiquer ma présence !!!
Non ! J'ai fermé ma gueule, je suis resté dans l'ombre et j'ai vu !
Mon bébé, mon petit garçon était en train de se bécoter avec un mec.
Mon fils embrassait un garçon presque sous les fenêtres de ses parents !!!
Et moi, gros connard, je me suis levé de mon siège, j'ai poussé ma gueulante et j'ai viré l'autre.
J'ai hurlé sur mon gamin, sans même m'apercevoir qu'il pleurait. Le cendrier est passé à quelques centimètres de sa tête.
Pour gueuler, oh oui, j'ai gueulé...
Je n'ose même pas répéter les mots que j'ai utilisés.
Pédé, tantouse, tapette, tout mon vocabulaire y est passé.
Je n'en avais rien à foutre des voisins. J'ai braillé comme un âne.
Et, pendant tout le temps que je criais sur lui, mon gosse pleurait...
Il a simplement dit « papa, laisse moi t'expliquer... ». « Y a rien à expliquer, j'ai compris » C'est tout ce que j'ai eu à lui répondre...
J'avais rien compris !
Je n'ai pas vu que mon gosse était différent de moi, différent de ma conception de la famille...
Je n'ai pas voulu en reparler le lendemain.
Pour moi, ma famille devrait se contenter de deux filles, point barre.
Je me suis dit qu'il allait changer. Mais que pour l'heure, je n'avais plus de fils en attendant qu'il revienne dans le droit chemin. Pourtant, je n'y croyais pas, et je lui ai dit. Je lui tout simplement dit que je ne voulais pas d'un fils pédé ( c'est le mot que j'ai utilisé ) et qu'après l'été, il allait bosser et se prendre un appartement en ville.
Là encore je n'ai pas vu qu'il pleurait.
Si ! J'ai vu ! Mais j'ai pas voulu !
Il a pris son scooter et il est parti.
Maxime n'est pas revenu.
La gendarmerie a téléphoné.
On devait venir à l'hôpital.
Il avait voulu faire l'avion avec son scooter du haut du pont.
Le gendarme m'a simplement dit qu'il avait pris le soin de poser son casque sur la chaussée avant de prendre son élan...
Je suis le dernier des salauds.
J'essaie de tenir depuis cet été, mais c'est dur.
J'ai mal, très mal.
Là encore, en confiant mon chagrin sur cet écran, j'ai à nouveau l'envie de me foutre en l'air.
J'ai la chance d'avoir deux filles qui m'aident.
Ma femme me hait depuis cette horrible journée. Je la comprends, je me hais moi-même...
Comment puis-je demander pardon à mon gamin ?
Je l'ai tué, il n'y a rien de plus à dire.
Sauf de le rejoindre, je ne sais comment me racheter.
Et encore... S'il y a une vie après, je doute qu'il puisse me pardonner.
Maxime aimait les garçons, oui ! Mais, il aimait, et c'est tout.
Pardon mille fois mon garçon, mon coeur est en miettes mais rien ne peut réparer mon imbécillité.
A tous ces garçons qui se tournent vers d'autres garçons, je ne voudrais dire qu'une chose : ne laissez pas votre père en dehors de votre vie.
Parlez dès que vous vous en sentez la force ! Et, dernier point : regardez-le en face... Toujours !
Que ne voudrais-je maintenant pouvoir parler aux pères qui vont commettre l'irréparable !
Eddy
Pardon au site source de ce texte, je ne retrouve plus ses coordonnées.10/06/2009A mon Higor, parti ce 10 juin...Il l'appelait Higor ou Jika ou Médor…
En couple mieux qu'un couple ils traversaient la rue ;
L'un trottinant devant, leur laisse n'évoquant chaîne
Des libertés totales dont ils étaient férus.
Les hommes sont animaux, sauf qu'eux ignorent la haine :
Satan avait surgi d'un acte du pire brutal,
Vil jaloux des bonheurs, - et fi des innocents !
"Interdit de lécher !" son amour plaie et sang,
…Et sous les coups de pierres, il dut fuir l'hôpital.
- Pourquoi tel long silence et quand a-t-il fauté ?
Dans son cercueil, on l'empêcha de s'accoter
Comme ils passaient leurs nuits : deux corps faits du même être.
Mais nul ne sut le voir atteindre le trou du mort
Et il gratta la terre où tous pleuraient un sort,
…La balle brûla son cœur/il rejoignit son maître.
LLD. Labenne Océan.
30 novembre 2008.
(Et Higor de trotter les dunes de Labenne avec ses 16 vieux ans...)
Je chiale comme un gosse mon vieux p'tit chien.
Il aurait eu 17 ans ce mois-ci ; il m'a juste donné 8 jours pour me préparer.
Je crois qu'il aura été heureux dans sa vie de chien.

07/06/2009Notre père du suce-pénis (Recueil de Nouvelles à paraître)Sans nul doute
"Sans nul doute ils avaient remarqué qu'un sommet de crâne chevelu s'agitait face à mon volant, manifestement entre mes jambes ;
Sans nul doute c'était une bande de marins en bordée ;
Sans nul doute la route était large, à trois voies, et personne n'entrevoyait la nécessité d'y prendre des risques…
Sans nul doute ils rigolaient dans une chaude ambiance, se taquinaient, se moquaient d'un personnage croisé ou d'un… De rien. Somme toute. D'un rien.
Sans nul doute on devait imaginer dans leur habitacle qu'une scène était salace. Salace mais légitime pour leurs esprits, et que bientôt ce serait leur tour. Et que parfois c'était leur tour : du moins s'en vantaient-ils obligatoirement. Fatuité de jeunes gens.
La route était dégagée et comme ils ne faisaient vraiment pas pressés, je décidai de les doubler ; mon compagnon de corvée décida pile alors de reprendre son souffle, - ou voulut-il juger de cet écart de notre véhicule ? Il releva sa tête et mes trois inconnus restèrent bouche bée. Tous nous fixaient résolument. Sourires hésitants. A mon avis compréhensifs, car sans nul doute aucun ne nous apparut haineux. Ni venimeux ni agressifs."
Notre père du suce-pénis
06/06/2009Six juin 44Six juin 44.
Océan presque calme sous la flotte impromptue,
"Marins d'un jour, soldats sans passé, peu rompus,"
Héros à courte gloire oublieux du plaisir
Aux moments des terreurs, sachant venir le pire.
"Tonnerre d'apocalypse - vomi des canons repus !"
Qui des bêtes ou des hommes auront droit au salut ?
…Chemins de campagne Grand-chemin vers la mort ;
Oui, combien reviendront et reverront un port ?
"Cadavres disloqués", flots sales en rougissant,
Et l'horreur des horreurs : enfants gluants de sang,
"Cible du frère, d'un père" chacun sosie d'un homme
Dont les cris désespérés du vent fredonnent…
"Villes et cratères d'où jaillissent les flammes" ;
"Mer sourde" - rassasiée ! (…Elle rejette la manne !)
"Paysage d'amour que le monde se déchire",
- Ciel ! Même aux bras tendus tu refuses sourire ?!
…Puis des terres endeuillées ce jour sombre s’en va…
Seule. Triste. Sereine la nuit est déjà là.
- Pays de Normandie ! Veux-tu pouvoir le croire,
Tes monts et tes vallons refleurir dans l'espoir ?
LLDLiberté ?Liberté ?
Mon fruit est meilleur que l'or, que l'or pur,
et mon revenu meilleur que l'argent de choix. (UN SAGE.)
La première balle m'avait égratigné et je compris sitôt qu'à ma crainte c'était réponse.
Alors j'ai espéré à la larme de sang et qu'enfin pour moi ce fût fini.
Malheur.
Une autre était venue - vite ! et m'arracha l'oreille ; puis une, encor, qui celle-là m'évita, me faisant choir sur le ciment impassible ;
Lourde, pesante et inutile carcasse.
Mon côté me fait mal ;
Quel est-ce bourdon qui obsède ma tête ?
D'où vient-il ?
Du proche sanctuaire et s'envole annoncer accalmie et trêve ?
Ou du tréfonds de mon corps martyr ?
Un obus m’atteignit qui broya et Ahmed et Karl et Pedro et …Importe peu le nom d'un sacrifié !
Ensuite ;
Ensuite ? Plus rien. - Mutisme universel. - La peur silencieuse. Lâche.
Ainsi m'apparut, précédée de ses stries, la mort par son glaive d'aujourd'hui ;
Hélas ! Hélas, hélas…
Moi - mais moi j'attendais la Camarde sur cheval couleur deuil, munie d'une faux effilée et cinglante dans ses oeuvres, rapide à ôter toute réflexion ;
Las !
Où donc besognait cette bonne vieillarde chantée et louée au temps des insouciantes jeunesses ? Ici je souffrais sans pitié ; ma sève présumée promesses me quittait irrémédiablement
- l'indigne compagne !
Face à mes yeux horrifiés.
…Mon ventre n'eut loisir d'avouer ses blessures que mes jambes étaient charpie et mes bras sans racines, car un bruit sourd de vomi où le sang est de chair et la chair est de sang éclatait mon cerveau.
J'aurais cru aux premières perles rouges-solde de tout compte l'intégral salaire universel aux tueries ;
J'ai même songé d'un vrai espoir qu'écorché le monde forcément m'entendrait ;
J'ai cru, songé - entrevu en confiance !- qu'à la goutte de ma force innocente la guerre allait s'éprendre et permettre la paix ;
- Dans l'amour recouvré ?
Si au moins on autorisait chacun à bien juger mon sacrifice
…Serait-ce tant se méprendre ?
Stalingrad ou Beyrouth ou Guernica
et mes tourments. 1986. LLD
29/05/2009Notre père du suce-pénis (Recueil de Nouvelles à paraître)Les sept jours de Damien
Ou La création du monde
Dany ou Damien ou Dédé… (son prénom commençait par un D.) avait deux enfants. Ça, je le savais. Du coup, les lignes qui suivent sont-elles produit d'imagination, fantasme pur ou vérité ? Qu'importe, sauf la fin conventionnelle :
1ier jour :
Le couple était allongé entre les dunes dans un creux de sable, lui bien fait de sa personne, et une femme. Elle sans importance pour nous, vu nos goûts - ne soyons pas aussi hypocrites qu'eux ! Personnellement je suis loyal avec ma conscience.
Cinq minutes auparavant, tandis que je promenais ma nonchalance (pas d'hypocrisie on a dit !) ;
- Tandis que je m'enquerrais d'un spectacle pour œil solitaire, à défaut de compagnons de jeu, j'avais vu l'homme qui lui-même guettait de son poste de vigie ;
- Et il recherchait quoi ? Un ou deux spectateurs, évidemment.
Dès que j'avais pressé le pas il s'était recouché et mon arrivée fut sans aucun doute le signal du départ. Du démarrage de leur scénario érotique. Leur jeu. C'est courant, dans les coins naturistes : madame apprécie fréquemment que monsieur lui fasse l'amour au milieu des voyeurs. Et comme monsieur est baiseur avant tout…
En face, de l'autre côté des dunes, mon alter ego pareillement intéressé. Pareillement se caressant. Un mec plutôt pas mal, plutôt pas mal du tout. Je lui fis un signe, que l'on fut deux à regarder, à s'encourager manuellement, mais il ne bougea pas. Un troisième loucheur survint et là ça faisait trop. Je suis parti.
2ième jour :
Le lendemain, lors de ma promenade quotidienne, je remarquai à nouveau mon compagnon le voyeur de la veille. Il était seul, assis au milieu des branches sèches que l'on place en longueur pour contenir les dunes, en haut des plages. Je suis resté à dominer mon tertre mou, pour ne pas l'effrayer, car chacun nous avions compris que nous devions garder nos distances si nous voulions (?) faire plus ample connaissance. Un de mes doigts se balada là ou toute explication s'avère superflue quant à un certain désir chosifié. Il fit de même. Je crus alors pouvoir descendre de mon observatoire et confronté à ses mains déjà freins, je…
Nous restâmes sur nos strictes positions. Il abaissa sa culotte et je pus voir son sexe en parfaite érection. Il se masturba posément. Moi je me contentais de coulisser mon pouce et mon index par-dessus la toile de mon short, membre habillé - bien sur en pleine forme !
Sa bouche s'ouvrit sous un rictus de mort, sa poitrine parut rechercher sa respiration… et il doucha férocement son ventre ! Fin de la représentation ;
Début d'une amitié : il se releva et comme j'étais resté en place, au milieu du chemin de son retour, quand il passa près de moi je lui fis sourire star. Et on parla. De tout. De rien. Et on aborda certains sujets tabous chez lui, et il m'avoua ses réticences à aller plus avant, malgré son désir authentique du garçon. Comme nous avions des goûts en commun, au bout d'une heure, celle de notre marche paresseuse côte à côte vers la civilisation, il nota mon numéro de téléphone, des fois que(eue)…?
3ième jour :
Sa femme était partie au lit car ils venaient de s'engueuler au sujet d'une banale histoire. Oui, les contentieux devenaient faciles, chez eux. Non, il ne la touchait plus beaucoup et oui ! il avait envie d'un mec mais non ! trop tôt pour passer à l'acte. Un respect pour sa compagne. Et ses deux gamins. Et la vie et les collègues et ses parents et tutti quanti : on connaît.
Pour le détendre ou lui permettre de se changer les idées, je lui ai demandé comment il était habillé, là. S'il portait un slip ou un caleçon. Est-ce qu'il se masturbait seul, chez lui, dans sa salle de bain ou les WC. Sa femme pratiquait-elle la fellation ? Et lui, il lui faisait des cunnilingus, parfois ? S'amusaient-ils un peu, au pieu, ou lui ne connaissait-il que la position du missionnaire ?! Jamais de gode ni d'artifice ? Ni de dessous affriolants ni… "- L'as-tu sodomisé une fois ?" Oh !!! La mère de ses enfants ! - Et qu'elle prenne son truc dans la bouche, entre ses lèvres avec lesquelles elle embrassait ses petits, justement !
"- Passe-toi la main dans le calecif, lui ai-je dis. Caresse-toi les plis de l'aine et pince tes tétons… Mumm… Oui ; c'est bon. Colle le combiné à ta bite et passe-le sur tes couilles, entre tes fesses… - Maintenant branle-toi ! Ça y est ? Tu as joui ? La prochaine fois que tu te sens seul, viens chez moi, - je te toucherai que si tu le désires, du moins pas d'une manière trop directe. Trop personnelle : tu pourras encore garder la tête haute. Encore…" (Mais pour combien de temps !?)
4ième jour :
Il sonna à ma porte vers cinq heures du soir ; sa femme faisait les courses avec ses enfants et nous avions deux heures.
"- Fais-toi plaisir mais sans que j'aie honte ; tu me l'as promis."
Je le déshabillai. Il se laissa faire en fermant souvent ses yeux. Moi je restai en caleçon décent et lui il s'allongea sur mon lit ou auparavant j'avais étalé un immense drap de bain. Il se présentait nu comme un ver et ne pouvait bander ; une certaine gêne morale et je n'avais pas entamé mes prestations. Il n'existait que pour moi. Ma dévotion et à ma soumission (il n'était pas bâti armoire à glace, mais presque). A mon bon vouloir, je savais avoir tous les droits, sauf celui de le toucher avec mes impudiques instruments, intérieur de bouche inclus. Ça n'avait pas été dit expressément, mais c'était dans le contrat implicite.
Je soulevai ses jambes et écartai ses magnifiques cuisses. Je frôlais partout du côté sensible de mes mains. Mon médium vérifia la largeur de son encoche. Mes cheveux balayèrent son périnée, ses bourses ; je rabaissai ses jambes et le tournai et le retournai, en méthodique kiné. Les poils de mon crâne effleurèrent les poils de ses fesses et sans le vérifier je devinais son érection. Je savais pertinemment qu'il était hors de question de l'embrasser ; je léchai ses aisselles. Je jouais avec ses deux seins l'un après l'autre, ou de concert…
Je pris mon tube de vaseline, en emplis carrément mes paumes et entrepris d'en frictionner son membre, d'engluer ses testicules de gel, d'en faire pénétrer une noix dans son anus vierge de corps étranger, du moins dans ce sens là…
Et je massais et caressais et c'était gras et mes mains se relayaient dans un va et vient constant, de haut en bas et en ayant toujours son pilot de chair dans une main fourreau, au minimum.
Je le trayais et il gicla comme jamais je n'avais vu quelqu'un gicler !
5ième jour :
Plus ordinairement, je devais l'amener à mes vues précises et intéressées. Cet après-midi-là j'avais secrètement décidé de préparer mon terrain. Nous n'avions plus besoin d'aborder le sujet, il savait que je savais comment le prendre. Comment ne point rameuter ses scrupules, - je crois sincèrement que j'avais toute sa confiance.
Aveugle ? Possible.
On se mit nus sur le lit et je l'ai câliné. Il garda ses yeux ouverts. Ma langue fit le tour de son corps et mes lèvres se posèrent juste deux secondes sur ses lèvres : il n'ouvrit pas la bouche et je ne forçai pas cette intimité-là. On était heureux sans exubérance. J'eus soif et décidai, "- champagne !"
Il me répondit d'un sourire et à l'instant des coupes je fis couler un long filet entre ses rotondités de derrière, que je bus à larges lampées au sortir de sa fontaine.
C'était bon et il faisait chaud, donc je courus chercher de la glace vanille et ça, ça lui fit trop froid ! Vite vite vite il fallait le lécher. Au milieu de ses tortillements souffreteux ma cuillère sensuelle dut aller très profond et cela provoqua sa jouissance, qui d'un éclair se transforma sacrément matérielle…
Il convint que jusque-là je lui avais fait des choses que lui-même pouvait pratiquer sur son individualité. Il donna son accord afin qu'on aille plus loin. Il marchanda, ergotait, et on rediscuta, devant ses réticences - non ! Au point où on en était ce n'était pas d'une réticence à franchir le gué des mœurs, qu'il s'agissait ;
De la pudibonderie ou de l'honnête pudeur ? - Des états d'âme. Monsieur avait des états d'âme. Bon, eh bien à moi de lui prouver qu'il demeurait homme ! Mâle et de surcroît beau mâle !
Je proposai une triangulaire avec une amie des plus libertines, et il dut me promettre d'accepter au minimum ma langue durant son œuvre, à défaut d'autre chose :
- On verrait "sur le tas" !
6ième jour :
Ce cinq à sept fut facile à organiser. Je connaissais mon monde. Il prétexta une obligation lointaine y contenu LE réveil tôt, pour s'éloigner de chez lui une confortable soirée. - Il n'était maintenant plus à un mensonge près !
Quant à l'amie de complaisance, no problem. Elle descendrait de sa Bretagne natale. Une inconnue qui toujours demeurerait inconnue ici. Le champagne s'imposa, et sur le lit des coussins. On picora des mets/elle picora son cou. Il ne l'avait jamais vu et ne la reverrait jamais : du nécessaire et je l'ai notifié. A lui il fallut une bouteille, à nous, deux trois coupes. En fait, de le voir boire nous désaltérait ! Nous contentait côté boisson.
Elle était agréable et avait l'expérience. Elle, il l'embrassa, et quand elle me suça, lui, il la posséda bibliquement… tout en mordillant mon cul ! Une bougie faisait intimité et les coussins permettaient de cacher. De montrer. De se placer et de se déplacer…
Je me mis derrière lui tout à son œuvre de mâle et il prit le polochon, qu'il glissa sous des reins. Il écarta ses cuisses qu'il savait à ma hauteur et moi je sus enfin que non seulement ma langue, mais…
7ième jour :
Il eut SA grande dispute conjugale. Il débarqua chez moi. Il pleura il sanglota il essuya ses larmes et fit mine de s'en retourner. De s'éloigner de moi à jamais. Il avait mal au ventre et il vint à mon giron, de lui-même, d'où il m'embrassa la joue. Le front. Et ma tête sur partout.
Mes bras d'abord ballants refusaient d'être complices : la décision de son existence lui appartenait et j'excluais (hypocrisie, tu m'as eu : où ne te caches-tu pas ?!) d'être la cause du malheur d'une famille.
Trop tard.
Enfin nous fîmes l'amour. Totalement. Entièrement y compris dans nos mots.
Depuis nous sommes en couple et nous vivons heureux* !
* "- Fallait bien une chute, non ?!"
Ah les filles ah les filles…
Courte nouvelle tirée d'un Recueil de Nouvelles à Paraître en 2010 selon l'éditeur.
Comme d'hab' le ciel hésitait entre deux gouttes de pluie et comme d'hab' moi j'hésitais entre les tasses de la Place Anatole Le Braz et celles près de la Gare. Plus incursion autour du jardin public, pas besoin de préciser, car ça, c'était LE périple rituel. Obligé. (Les gogues derrière le bureau du syndicat d'initiative. Lorient début quatre-vingt.)
C'était le soir et je n'avais pas eu mon apéritif d'avant dîner. - Et à trente ans ça vous démange quelque part. Ça vous fiche de ces fourmis à accepter jusque leur reine !
Sur les Cours de Chazelle où peu de gens se risquaient, au premier circuit à vitesse réduite je remarquai un bel homme, allure velléitaire, bien habillé genre représentant perdu dans la grande ville.
Demi-tour et retour. Moi, vitre abaissée : "- Vous savez où est l'avenue tartempion ? (Qu'est-ce que je m'en fichais et quel agréable spécimen !) - Je suis pas du coin. Non… - Ça fait rien ; vous allez à la Gare ? Je vous rapproche (Langue de pute de chez pute and co) ? - Bof ; je sais pas où aller… - Montez ; ne restez pas sous la pluie…"
Qui veut la fin justifie ses moyens ; trois cent mètres pour obtenir quelque chose, - au moins avoir mon bonbon !
Dans ma rolls, presto : "- Ça caille, hein ? Vous venez d'où ? Tu connais pas Lorient ? (Pas l'temps d'attendre une réponse : là on était aux pièces !) Tu veux que j'te suce ? Moi j'aime bien et je demande rien. Ça te fera du bien et moi… J'pourrai rentrer après ! - Hein ? Quoi ?! Mais… Heu… Je suis pas… - Sûr, que t'es pas pédé ; ça se voit, te tracasse pas… Mais y'a pas d'mal à se faire du bien et si t'essayes pas, tu sauras jamais !
En plus, celui qui s'est jamais fait faire une fellation par un homo sait pas ce que c'est, une vraie pipe !
- D'accord. Dans un endroit discret." (Je dirigeai ma voiture derrière une pile de pont ; mes prestations accomplies, lui tari :)
"- J'me tap'rais bien une fille, maintenant !" (- Goujat !)
Prose, au Phare
En ces lieux d'invertis, vil prétentieux,
Un piètre garçon s'aimait, à fréquenter Jardins du Phare.
Pour la beauté du site ou sa vue dégagée d'océan ?
- Fi donc !
Parce qu'il y paradait. Comme un roi.
En vrai prince,
…Et que là très souvent ON savait l'apprécier d'un cadeau sonnant et trébuchant.
- Sans exiger son sexe ni ses rêves d'yeux acier ?!
Naïfs !
Que vous êtes naïfs ! - Ou purs crédules.
Eh bien qu(eu)e non ! Ni seulement ses yeux ni seulement son ferme arrondi cul ;
- Au gré de la gloriole qu'en éprouvent certains de l'avoir à leur bras !
Quand même : - aussi l'honneur ?
…Il n'y aurait d'honneur à sortir son Giton !
Mais !? Ne serait-ce débauche ?
Aaaah ! L'amour rend aveugle.
(Hi hi hi : l'amour ? - Les gros billets embellissent tout.)
De tout temps malheureux les moches et autres barbons aimaient à l'arpenter,
Leur froid jardin du Phare.
Pour souffrir davantage leurs tristes désavantages
En cherchant le suicide par douleur du maso ?
- Parce qu'ils y croyaient et se disaient le peuple ;
…Parce que dans la masse pourquoi n'auraient-ils chance…?
Et puis leurs souvenirs ;
Et puis leur chère jeunesse ;
…Et puis leurs illusions.
De tous temps sur la terre les mondes sont différents.
Les uns plaisent et les autres s'y déplaisent ;
Les uns s'y plaisent et les autres déplaisent…
Mais tous la font, l'humanité ! où tous en vivent et côte à côte.
Le jeune nul drague au Phare et dédaigne de la main ;
Et fait peuh ! de ses lèvres ;
Et hausse son épaule et lève ses yeux au ciel et…
Heurte la plupart qui osent le regarder, qui osent l'admirer, - qui oseraient être tentés! ou qui osent l'entreprendre !
De longtemps aux jardins du Phare il y a des rambardes qui sont vestiges d'antan,
Au bord de la falaise et qui dominent les flots. Les rochers/le danger.
L'éphèbe s'y accoudait.
Les vieux s'y promenaient.
Les vagues y grognaient et leurs rocs menaçaient.
…Un Géronte s'approcha et l'ange se fit démon ;
Un vieillard se pointa et un troisième survint.
L'un se saisit d'une jambe et son voisin de l'autre puis le premier poussa…
La mer étant trop forte on n'entendit son cri.
Notre père du suce-pénis
27/05/2009La tige porte la rose...La tige porte la rose
…Et aussi ses épines.
J’aurais aimé vieillir et adoucir tes rides
Car je sais celles du front ma mauvaise foi du jour ;
Oui ! J’aurais tant aimé te caresser ces rides
En te sachant penser "- Sans rancune !".
(Comme toujours…)
Et quand tes cheveux noirs se sont blanchis de gêne
A l’infortune craintive du jugement des tiens,
J’ai vu tes boucles probes sitôt refus des liens
Pour la promesse - enfin ! - d‘un quotidien sans peine…
J’aurais aimé vieillir, nos échines courbées
Moi comblant ton automne, toi défiant mon hiver,
Tout deux une nouvelle fois complices sur l’année…
Hélas ! Que n’admets-tu, ô mon juge trop sévère,
Qu‘aux sillons de la vie d’où éclatent nombre roses
Croissent aussi leurs dards qui en même temps s’arrosent !
LLD
18/05/2009Un petit plaisir perso de Montréal...[www]
Aimer...AIMER
Aimer, c'est vivre sa vie DANS ce second soi-même ;
Aimer, c'est l'aimer DAVANTAGE qu'on s'aime soi-même ;
Aimer, c'est PROTÉGER L'AUTRE mieux que soi-même ;
Aimer, c'est pleurer SON intime chagrin, soi-même.
Être aimé, C'EST en conscience EXISTER soi-même ;
Être aimé, c'est symboliser son dieu, soi-même ;
Être aimé, c'est LUEUR DE SON ESPOIR, soi-même ;
Être aimé, c'est, AVEUGLE, encor VOIR soi-même.
S'aimer, C'EST RESPIRER PAR SES LEVRES soi-même ;
S'aimer, c'est BÂTIR à deux en restant soi-même ;
S'aimer, C'EST AUSSI SE SATISFAIRE D'UN SOI-MÊME.
Ne plus l'aimer, c'est ÊTRE LIBRE de soi-même…
Ne plus être aimé, C'EST DOUTER fort de soi-même…
NE PLUS S'AIMER, C'EST À NOUVEAU N'ÊTRE SOI-MÊME…
LLD
Labenne océan, mi-mai 2009
(à parfaire)
16/05/2009Fait diversDehors, la rue…
(Fait divers à Lorient)
 Gauguin
Une Ville une rue sombre
Deux voyous
Un vieillard se promène perdu dans ses pensées égaré contre l'époque abêtie
Il songe à ses jeunes années à son frugal repas unique intérêt encore petit agrément
A sa compagne éloignée vers jamais plus
Souvent à cet enfant qu'ils n'ont eu malgré leur fol désir
(…Surtout à l'angélus des derniers soirs et au déclin auparavant cru improbable à cause de son mystère)
Tête basse près du sol qui murmure d'appels-souvenirs et l'en hèle à demeure
Dos courbé sous ses jours d'illusion sériés d'abord en saisons puis d'Avant ou d'Après et aussi Pendant
Toutefois son beau manteau nullement chiffonné
Peu de biens peu d'argent mais la fière allure d‘une aisance quotidienne sans rouge aux joues
Lors il marchait tranquille voûté sur la canne support de sa carcasse
Et sa voix décharnée ne put crier à l'aide
La nuit sombre s'épaissit encor
"- Mon Dieu ; Anna… Voilà que je viens te rejoindre !
Argent ; Argent - que disent-ils ?"
- Grand-père ! Vieille carne ! Profiteur…
Des coups. Peu de nécessaire car il est déjà loin.
"- Anna… Anna ?!"
LLD
08/05/2009Huit mai 1983. BayonneHuit mai 1983. Bayonne.
Huit mai froid et serein battu de nuées sales ;
Huit mai au souvenir enclos d'un si long râle,
D'une guerre insensée née par folie d'hommes ;
Huit mai où tous, enfin, se retrouvent au Te Deum.
Entre Nive et Adour je flâne songeant souffrances,
Avec pensée lointaine aux cœurs des êtres chers
Autant nos frères, nos pères, dévoués à une France
Que tournent en dérision beaucoup de jeunes chairs ;
Car ce jour plein ciel gris percé de rayons pâles
Est ri des vertes candeurs qui déprécient le râle
Du sang, des cris craintifs sous larmes de désespoir.
Huit mai indigne des noms du terne monument
Si en chaque fleur leur mère n’a son petit, ce soir.
…Ailleurs un coin d'azur réunit deux amants ;
LLD
06/05/2009Des dunes de Labenne... (Souvenir)(Déjà posté en mai 2008)
Parce qu'aujourd'hui (donc on était en mai 2008) et pour cause, vous allez lire quantité de billets (CF. celui très explicite de libé, infra) "dans" l'homo, j'ai envie de m'avancer, encore. J'ai bientôt 60 ans. Famille d'ouvrier/5 frères. J'ai toujours été homo avant même de connaître le mot, à 15 ans. Seulement je savais que j'aimais voir les quéquettes des copains, par la jambe de leur short, à l'école, ou "la" zieuter quand on pissait côte à côte…
Aussi j'étais amoureux du bel et jeune instit quand les autres sifflaient (de loin !) sur une prof de gym ou sur les filles qui… Moi je recherchais uniquement les copains pour les garçons qu'ils étaient, quand eux pour discuter gonzesses. Nichons. Etc. Ah oui ! Alors on lisait "Union" en cachette, et il y avait encore dans les greniers les vieux "Hollywood" de papa, ou du grand frère ! Avec des "poitrines opulentes" : c'est tout ce dont je me souviens ! (Même qu'un jour je me suis cassé la gueule dans un escalier, en voulant en p'loter UNE, avec eux en bande ; c'était à qui vérifierait la consistance de ses nibards ! Pédés ou pas, on est tous cons et autant, à cet âge-là!)
J'ai vite appris à "me taper une queue" avec les garçons du quartier : l'élégance maximum du terme, à l'époque. Évidemment moi seul, dans ma tête, étais intéressé par la leur, de queue. Mais ils aimaient pareillement la chose. J'vous raconte pas le cinéma, pour se sucer l'un l'autre : "Tu commence/non, c'est toi/Tu mets ta langue je mets ma langue… On s'met têtes bêches et on fait ensemble ?!" Le charme des souvenirs.
Revenons à nos moutons : J'ai toujours été homo. Je crois que, si ça n'était évidemment pas un sujet de conversation, tout le monde le savait, chez moi ! On ne m'a jamais rien dit, et bien sûr je vivais comme les autres, pour la vitrine, mais tous ont toujours su. CEPENDANT ON N'EN PARLAIT PAS… Et j'admets qu'on discutait plus facilement des copines de mes frères en frôlant leur intimité, JAMAIS la mienne et ça me semblait normal. A 18/20 ans j'ai donné dans l'amour (sic) conventionnel. Sans plaisir intime, sauf celui de mon bas-ventre… Bof, ai-je envie de dire. Je sais, aujourd'hui, qu'il y avait des conversations entre mères. Et vu qu'avec les fils de ses copines… Seulement moi je suis resté avec "mes convictions" quand eux… (à mon grand regret : au premier refus de leur part j'ai su que "nous deux c'est terminé". Je crois que, sachant comme je suis à l'heure actuelle, certains m'évitent, 45 ans après ! Oui oui : l'intelligence universelle, dirons-nous benoîtement.)
Je vivais dans un gros bourg. Il n'y avait pas de "tasses", hormis un bâtiment pour ses besoins, près de l'église. Pas de lieu de drague (j'ai appris leur existence pendant mon service militaire… Ma doué ! (dirait nénène, ma grand-mère bretonne) Qu'est-ce qu'on m'a fait connaître, là !
Je ramenais de temps à autres des "copains" à la maison et si, intimement, je savais "qu'ils savaient", jamais il n'y a eu de réflexions. De remarques : c'était à chaque fois un fils de plus ! (Peut-être que je romance un poil, quand même.). A 22 ans mon frère (26 ans) m'a surpris dans un lit avec… Il m'a simplement dit que dans ces cas-là on ferme sa porte à clef ! A 24 ans il n'y avait que des mecs dans mon cercle ; commerçant, je ne me suis jamais caché même si j'ai su qu'il y avait des "on dit"… J'ai vécu ma vie honnêtement en respectant autrui : DONC sans jamais tenir la main de l'autre en public, sans jamais embrasser plus qu'une joue de mâle - je pense même que j'osais moins que les autres garçons, à cause de la signification de certains gestes tendancieux dans ma p'tite cervelle de "pas comme les autres" ! C'était alors l'obligation morale minimum. Je pense que j'ai toujours mené ma vie ordinaire ordinairement, sans penser choquer ! J'ai eu des compagnons. On le savait. Mes frères venaient nous voir, mes neveux et nièces aussi. Ma mère se porte bien et j'ai été (agréablement) surpris quand mon ex m'a quitté : elle fut la première à me téléphoner quand elle a su que "son fils chéri était abandonné au bord du chemin" (sic : ça c'est ma mouture !). Elle me demande même, sans citer de sexe dans sa phrase, si j'ai ENFIN rencontrer quelqu'un… C'est dire.
Voilà : une vie normale. Avis et exemple pour la génération montante ? Non. Mais tout n'est pas noir.
LLD
(Le Grognard est assez bien choisi, non ?)
Tiens ! Et si j'ouvrais une rubrique "Nostalgie" ?
01/05/2009Le frère de l'autre. L'Harmattan collection Ecritures. Extrait.Manuscrit accepté pour la collection "Ecritures", chez L'Harmattan Editeur.
Sortira d'ici 3 mois probablement.
(Un autre extrait ; prêt à clicher parti. J'attends.)
[...] La lampe de chevet éclairait à peine les feuillets de Gilles. Au demeurant, ils étaient épuisés. Leurs frasques. Georges avait promptement pirouetté son trouble vers la cloison pendant que Gilles passait son pyjama. Lui, c'était son caleçon classique.
— J'éteins ; on tombe de sommeil.
— Non… Une seconde… (Georges désirait-il ouvrir un débat sur le sexe des anges ?)
— Entendu.
Deux minutes d'expectative dos à dos. Un bras jeta sa main sur la hanche derrière lui. La caressa parce que c'était "sa chose". Gilles poursuivit (le choix des armes lui appartenait) :
…Tu avais déjà eu des expériences homos ?
— T'es le premier. Je n'regrette pas. (La probité intellectuelle de notre homme.)
— …Fouille ta mémoire…
— Durant mon service militaire, j'ai beaucoup aimé un camarade. Un appelé qui s'était marié par nécessité dès son incorporation. Il rentrait la rejoindre chaque soir en ville. Lui, oui, je l'ai beaucoup aimé, à son insu, je crois. Quoique ? Nous ne nous sommes jamais touchés le sexe. Une fois, à la naissance de son fils, j'ai voulu l'embrasser sur la joue pour le féliciter. Du légitime. Et…
— Et…?
— Et il m'a roulé un patin à passer de vie à trépas ! On était à l'écart. Il n'y a pas eu un mot entre nous. C'était bon. C'était super. – Une éternité, il m'a enlacé. Moi je lui passais la main dans les cheveux, comme à une fille. C'est tout. Après, je me suis fait un de ces cinémas… Il a été libéré deux mois avant notre classe, puisqu'il était père.
— Il était beau ?
— La beauté est subjective ; c'était mon fiancé, dans mon cœur. Ensuite il y a eu un prêt d'argent de ma part, et lui sur le départ, puis à Pétaouchnoc ; je l'ai perdu et mes thunes aussi.
— Le fric et l'amitié ne vont pas bien ensemble.
— Ma seule "aventure", entre guillemets.
— Et Robert ?
— Bébert ? Tu rigoles ; on a grandi frangins ! Piqué à vif Georges avait la rouerie outragée.
— C'est incompatible ?
— Tu m'embêtes… Si, bien sûr, quand on avait quatorze ans, au creux des meules de foin, derrière les fagots ; même qu'un soir le papet nous a surpris au milieu de sa cueillette de champignons ! Ses hurlements offusqués, à la vision idyllique de nos culottes baissées sous les quéquettes qu'on asticotait ! Du touche-pipi. Parfois il y avait Jean. Rien de traumatisant, des gestes normaux d'ados normaux, non ?
— Nous on usait de paille, moi en docteur prenant leur température. Enfantillages.
Un silence, au-dessus de ces deux adultes se remémorant leurs années immatures balayées des malheurs qui les jalonnèrent.
— Tu n'me quitteras pas, hein ?
— Quel gosse… T'es craquant. Ne change jamais ! Mais non, je te quitterai pas du moment que tu me laisses la bride sur le cou. Pas pour aller conter fleurette ailleurs, enfin pas tout de suite ! Non, mais si je veux écrire tu m'oublies, si je veux rejoindre ma famille tu ne discutes pas…
J'ai toujours été autonome. Émancipé. En outre, jusqu'à présent très volage, je suis inexpérimenté côté couple et le hic, c'est que non content d'être homo… je le revendique ! Je saurais me forcer à faire bonne figure devant ta mère et devant des vieilles personnes incapables de comprendre nos contemporains,
Pas davantage !
Face aux gens de mon âge je vis comme je vis. Aucun masque. Je n'te bégotterai pas devant Marcel, n'aie pas peur ! Il n'empêche, mes mouvements d'affection sont spontanés. Ne se mettent pas en conserve. C'est autour de toi qu'ils vont constater ta mutation. T'assumeras ? S'il ne la teste pas de leurs yeux, fais confiance aux bonnes âmes pour faire les placiers malveillants. Marcel aura lancé son "pédé" vers moi par indigence intellectuelle en ignorant la vérité à ton sujet.
Tiens… Tu sais que tu me couves du regard ? Moi ça me convient, sauf que ça irritera ta mère, tes amis, ta sœur peut-être. Tu les mettras mal à l'aise. Je t'aime-tu m'aimes. Okay. Nous sommes des mecs, donc nous sortons de moules jumeaux, donc nous refusons les atermoiements femelles entre nous. Je ne sollicite pas la femme en toi ni toi en moi. J'aime les hommes parce qu'ils sont hommes et non parce qu'ils seraient un ersatz de filles. J'ai une sainte horreur des folles et à mon avis toi aussi !
— Je t'adore, chuchota Georges en plaçant son index devant la bouche de Gilles. Tu éteins ?
…Tu peux me prendre, si tu veux.
— Chut. On se tait. Serre-moi fort et dors. [...]
LLD
 28/04/2009Combien le poids des larmes, pour satisfaire la mer ? Merrien
Quand je longe la côte et questionne la mer,
Grand large au lointain, lequel fait fi des peines,
Des roches de Merrien aux sables de Labenne ;
- Pour l’immense océan, - Que sont larmes amères ?!
…Que sont larmes amères et sanglots et colère,
Face aux flots rugissants, crêtés bave de haine,
Quand mille spectateurs vers sa terrible scène
Chaque jour la rejoignent et l'éternité errent...
A Saint-Roch son calvaire, une chapelle à Labenne
Christ en trois croix ici, après bombance et cène
Mais partout et qui crient, tant d'âmes toute peine...
…Quand je longe la côte et questionne la mer,
Les mouettes rieuses, le cormoran à terre ;
- En profond océan, - Où vont larmes amères ?!
LLD
A mon frère Philippe,
Disparu en mer fin novembre 1988
Labenne et Merrien en pensée ; avril 2007.
13/04/2009Pâques. Le mirliton amoureux.Le mirliton amoureux
Je me croyais impur à ne savoir aimer,
Je me jugeais granit impossible à briser ;
Sur mon cœur aucune âme ne pouvait essaimer
Ni fleur ni vrai amour - Il suffit ! des risées !
Mais, quand les genêts offrent son entrée au printemps
Là où les landes fanées de pâques sont couchées,
Je t'ai vu seul, plaisant… Et déjà je t'attends.
Près de moi un moineau me trisse sa nichée.
- A ma vie permission d'une larme à l'espoir ?
(Mes si proches chagrins seraient donc effacés
Par l'Éros qui tue, sans carquois flèches noires… ?)
...Et donc ainsi je traîne, raison outrepassée ;
- Folie douce folie, garde-moi d'escapade,
Offre-moi du bonheur au moins une, d'arcades...
 (Chapelle de LABENNE-Océan) 24/03/2009Après, juste après...Après, juste après...
A l'instant de la mort, quand l'ultime souffle rend sa vie au néant
(tout individu perd l'infime poids d'un ange à sa défunctation),
l'âme rejoint immédiatement la nébulosité des émanations universelles
- qui viennent à son exemple de s'enfuir de leurs enveloppes charnelles -
et l'ensemble de ces esprits gravite à proximité de leurs êtres chers,
durant le temps plus ou moins long du deuil intime…
- Ainsi celui qui vient de mourir murmure-t-il encor, malgré sa fin, à l'oreille de son plus proche laissé derrière lui, ses dernières paroles ;
- Ainsi dans l'esprit des familiers demeure durant quelques heures l'image animée de l'absent définitif ;
- Ainsi à l'aide de leur mémoire ceux qui sont davantage éloignés convoquent-ils le souvenir des faits et gestes propres au défunt.
La nuée de ces ombres tourne et tourne autour du monde ;
Les derniers arrivés, encore chauds dans le cœur de leurs survivants, pénètrent peu à peu dans ce nuage, le traversent
- infime parmi la multitude -
puis s'en distancent au fur et à mesure que ceux-là les remémorent moins, pour ne plus habiter que les sentiments d'un parent, de ses enfants ou d'alliés de circonstance.
Un jour, cette langue de poussière qui pour l'heure chemine au hasard d'un quelconque jugement, cessera son tourbillon et ses volutes se resserreront pour donner...
le Royaume tant attendu et espéré avec résurrections ?
(Et réunion ?)
21/03/2009Le bain de GermainLe bain de Germain
Il mesure la vague puis fait un saut ou deux.
Un orteil dans l'eau -une goutte de mer ;
Hardi, il avance d'un grand pas, encor un peu,
S'éclabousse la jambe - un sourire pour Homère…
Il marmonne trois mots - illusion pour les autres,
Se mouille l'avant-bras (courage d'apôtres) ;
A l’envolée son regard observe les curieux :
Entend-il des moqueurs ? Alors vite - un vœu pieu !
La jambe se plie et le derrière frôle l'eau
- Mais non ! je vous vois rire… Il ne flotte pas !
A présent les mains libres il s'asperge la peau.
- Océan ?! Germain, courbé vers le large,
Prend ton bain ! Sa chair blanche et rose sans appât
(Ses pieds en guise d'ancres) paraît telle une barge…
LLD
14/03/2009Pages de gardePAGES DE GARDE
La Mort a des rigueurs à nulle autre pareilles ;
on a beau la prier, la cruelle qu'elle est se bouche les oreilles,
et nous laisse crier.
(François de Malherbe)
Lorsque le regard de mon père promène sa bibliothèque, les soirs enclins à la nostalgie ou suite à de bénignes disputes, parfois à l'occasion d'une visite ; - Mais pourquoi expliquer ces retours transmués sitôt rappels obsédants ?!
…Lorsque ses yeux s'égarent sur une malle devinée sous sa dentelle grand-mère, il se rembrunit, s'attriste, pour peu que nous ne sachions d'emblée l'amener ailleurs. Physiquement et moralement, surtout. Intellectuellement.
On ne saurait lui en tenir rigueur, car le légitime propriétaire du coffre, son frère, était un être affable, altruiste et virtuose conteur, autant que je me le remémore. J'entre à pas de loup chez les adultes et il me plairait de l'exposer sans l'affadir, lui qui vécut à l'égal de mes héros d'enfance.
Écran paramétré, mon clavier hésite. Dix ans déjà, - de recul sensé ? Pour moi oui, pas pour mon père : en lui, il s'agit d'un éloignement passager. Pour lui, il y a dix ans, c'était hier. C'était ici. C'était là. C'est tout près et tout chaud et il l'entend s'il repose une question concernant leur jeunesse.
Est-ce à cause des récits postérieurs de ses pérégrinations, de nos liens, que je m'en souviens si bien, moi qui était dans l'âge ingrat à son ultime départ ? - En somme, j'avais pour tonton à la fois le commandant Cousteau, Jules Vernes en personne et l'homme qui a marché sur la Lune…
Mes rêveries disent qu'il me préférait, d'entre ses neveux, et persistent de lui, à meubler mon univers, ses cadeaux nimbés d'histoires, jamais objets d'échoppes insipides, ses cartes postales qui n'auraient su se contenter de figurer certificats d'amitié, mais tranches de vie illustrées, et sa cantine à présent gelée du vernis dont ma mère eut l'outrecuidance de l'affubler, ôtant ainsi de son mystère. Sa magie.
- Mon père se tut, aux coups du butoir civilisateur. Pourquoi, m'en étais-je enquis en la constatant apprêtée au vil décorum : il arriva trop tard ? Non. Son mépris des conversations improductives. Moi, mes yeux ne savaient que transmettre à mon âme la vision crue des choses : j'exécrais simplement ce reluisant à mille lieux du goût avunculaire tel j'en humais ses relents, ne reconnaissant au personnage que l'extraordinaire, non qu'il était curieux, tout uniment curieux des gens, des pays, de leurs caractéristiques. Les minauderies et lui…
Il connut la taule, me rapporta quelqu'un lourdement, et point pour délit mineur comme je voulais m'en persuader. - Peuh ! Il eut des idées contraires à la morale et si seulement des idées !? - Veux pas savoir ! Sous dehors aimables il calculait sans cesse et aujourd'hui je devrais mieux l'appréhender ! protesta l'un, tandis que son suivant…
Papa m'a rejoint. La nécessité d'assouvir notre affection. Au courant de mes intentions il n'y trouve à priori à redire (lui), et j'ai entamé l'"Œuvre". Il revient. D'après un bruit, il aura ouvert la fameuse malle… - Pour m'apprendre une chose qu'au fond je souhaiterais dédaigner afin de n'entacher ma puérile mémoire ?
"- Tiens ! Le journal de ton oncle ! Que rajouter ? Il avait une passion d'écrivain. Sa vie fut un assemblage de gestes et de volontés si tant est qu'on puisse dissocier les volontés d'autrui de ses manœuvres. Tu ne pourras le résumer parce que tu ignores le pendant des mots. Lis et tu sauras qu'il n'y a d'exemple angélique. J'ai lu ; j'abandonne mon impulsion de romancer l'homme. On se satisfera de ses propres lignes testamentaires sous forme d'alliance entre présence explicitée et départ d'ici-bas, un bel arc-en-ciel, malgré des turpitudes avouées et jetées en pâture…
- Ces feuillets font-ils "abrégé" ? Pas manifestement à leurs prémisses ni au dénouement. - Et est-ce à moi de juger son destin ? L'objectivité me manquerait. Voici son achèvement intégral signé souffrance. Sans commentaire :
[…] 26/06/82. Vu tante Louisette il y a cinq heures. Ma mémoire défaille : je crains l'inertie cérébrale. Dieu veuille ne me jeter pareille épreuve qu'à l'orée du trépas ou loin des spectateurs ; - qu'on ne me voit diminué ! J'admets Lui avoir déjà beaucoup demandé, ayant saisi à discrétion ce qui me convenait. - Indécent, qu'à mon tour je supplie miséricorde ? Ecce homo. En permanence on réclame, du berceau au cercueil. Celui qui se vante, muet ou en paroles, à l'abri du monastère ou du haut des pontifiantes tribunes, qui jubile de pouvoir s'accommoder d'octrois infus, ment. Le moment où un corps s'avère sans prétention est dans son cadavre. Où vogue l'essence de l'être, alors ?
Selon les Chrétiens sa matérialité retournerait en poussière d'où il fut prélevé, sa pensée subsistant pensée de vénérateur ; si on écoute ceux qui brûlent les restes d'humains parce que restes, soit l'âme se réincarnerait dans une bête, une plante, ou auréolerait un site choisi à cause de…?
- Soit transmigrerait chez plusieurs, ou (la palingénésie) régénèrerait au fur et à mesure d'allers-retours au sein de chairs ainsi adorées…
(Avant d'oublier) "- Tu connais du prix de la vie son impartial paiement, tu as assez souffert ! J'organise une fête. La dernière et toi seule sauras la vérité, car pour eux je repartirai par monts et par vaux, ma réputation de bourlingueur : qu'ils croient à une lubie, quoique je pense que plusieurs se doutent de mon état, et je leur sais gré de masquer leur pitié.
Alité, j'étais en traitement jusqu'à hier à cause d'un refus viscéral des condamnations définitives : l'espérance active prônée chez les croyants. - Au panier l'attente illusoire ! Plus de rêves fous à réjouir mes nuits : la malignité me dicte de sérier mes jours en semaines. Ayant décidé de souscrire à la fatalité, la malchance me ralliant à la suite d'un sort enviable, je me prépare sans lutte perdue d'avance et épuisante. Au gain de la mort. (Enfin j'avais dit le mot et ce mot s'écrit facilement.)
Autour d'une table nous avons toujours savouré nos retrouvailles. Un dernier honneur avant son motif où on évitera le mortifère ! Accordez-moi la gentillesse d'un dîner d'adieu comme on festoie à sa mise à la retraite, et non une singulière dérision destinée à la devanture des malheurs ! Une communion, ce que ne manquera guère de souligner le Père François, et j'espère ne percevoir un pleur, n'avoir à reprendre un soupir attristé : je pars vivant !
Que l'on rie/que l'on chante ? Pas davantage que créer un cénacle ironique, l'allégresse ne saurait être ma chasse à courre ni mon désir intime ; - j'ai toujours mesuré les choses. Je tiens à vous rassembler mine de rien afin d'un au revoir : gardez l'image de celui que je suis, net d'ornement, et toi, ne m'objecte ta foi afin de m'apaiser en suggérant la patience. Ma résolution est ferme ; sache que mon enveloppe charnelle a commencé à se vider. Avant qu'il ne me subsiste que peau ridée sur cintre d'os, j'exige me présenter respectable, sans péjoration. Puis je m'en irai loin et je serai mort avant qu'on m'y inscrive sur registre obituaire. Nul ne m'écrira, ou alors comme si j'étais en voyage. Sans allusion. Aucun remède ne peut endiguer la perverse progression : le Diable m'a conquis et mon sourire, authentique vouloir, est artificiel, sur mes lèvres…"
Sur ma lancée, Nénène, en son penty perdu au milieu des champs. Des lopins fumés à l'ancienne de fumier pailleux, à l'envolée, dont s'échappent ces fortes effluves contrecarrées dans chaque foyer par des bouquets en fragrance, aussi de l'agréable odeur partout présente de la cuisine à la chambre du savon de Marseille.
- Je passe du coq à l'âne alors qu'auparavant un thème pouvait m'absorber sans écart des heures. La prémonition de n'atteindre le terme de mon entreprise et qui, par intérêts entremêlés, me ferait développer l'idée au craquement de son allumette ? Je démontre d'immédiateté simultanément que, la plume inconsciente, je me fourvoie dans l'épistèmê rurale, - et pis ! En mon for intérieur je sais que je ne dérogerai plus à cette manière désordonnée ! Puisse mon lecteur admettre qu'à son crépuscule l'esprit élit ses souvenances. - Paraître, quand la minute prime ? Peu m'en chaut, de disserter quand compte l'inopiné cependant qu'importun !
Entrevue pénible. Différente qu'escomptée. Si ma tante reste au parfum, ça ne saurait être le cas de notre aïeule. Une menterie à l'abord : "mon exode à cause du climat humide." Il n'empêche : si la sœur de papa se montre gaie et alerte, les avanies l'ont peu épargnée… Premier mari mort dans un accident, l'ablation d'un sein. Elle connaît les peines du cœur, les gênes morales, et j'en fis l'expérience lorsque ma relation ponctuelle ne pouvait s'afficher sous le toit de mes parents vertueux, tandis qu'il fallait loger à proximité…
En sus, elle résout à la perfection les ennuis pécuniaires, et aussi gratifie facilement du geste consolateur, ce qui est peu règle, on en conviendra, parmi mes proches.
"- Oui, Nénène, les temps changent et il nous faut vivre au diapason. Tu m'as débusqué ; ce gros mensonge me déplaisait et non ! ce n'est pas à toi de mourir ! - La logique de la providence ? Toi qui enterras ta fillette ? - L'injustice du ciel ? À confesse ! tes propos impies !"
Elle se tenait coite sans larmes, accoudée à sa longue table tiède des rires d'antan. L'ambiance bruissait d'une sourde perception de nos espiègleries. Une tendre atmosphère de grand-mère. Son front exprimait sa douleur et si solennelle vieillarde, parée de l'âge canonique des ancêtres, ne peut feindre la joie quand son cœur est à la peine. Y compris un bon mot, toutefois que d'une bouche familière, ne saurait les détendre. D'un enfantelet, à la rigueur, et parce que celui-là est encore à l'apprentissage.
Ces personnages chers à nos constructions, qui découvrent encore qu'un fils peut les abandonner et que maints de leurs compagnons décèdent discrètement, n'exposent plus guère, sur leurs traits burinés, que le chagrin total : cela, un grand-parent néglige de le combattre. La tristesse relâche les linéaments dont le rire exige des efforts.
Confronté à son humble soupir j'avais poursuivi en discourant sur nos pratiques, "toi par tes ans de labeur et moi par ma vie. Mes yeux, au gré de milliers de kilomètres autour de la Terre, ont vu les mêmes misères que toi dans tes siècles ;
- Des siècles ! Notre millénaire à sa conclusion pèsera davantage au bilan céleste que le temps écoulé de Jésus dixit Sauveur à Hitler l'areligieux, alpha et oméga de l'humanité. (Nénène fut enseignante.) Nos rôles seront taxés de superficiels, - et bien entendu que j'aurais accepté cent saisons supplémentaires ! Hormis que je ne suis plus rasséréné par l'écho de ma voix. Il me fallait un butoir ou une envie d'être ; et aussi, j'aurais voulu juger de visu de l'épaisseur des murailles du luxe chez nos blasés congénères !"
…J'en aurai bousculées, de ces haies afin de porter mon avis du faisable autrement, et derrière, qui recevaient mon fat verbe inexpérimenté, j'ai mis à jour mes frères dans leurs facilités acquises ! J'avoue, qu'à l'identique j'ai succombé à la joie du détail creux, quant à la lumière je me vêtais de pensées pieuses : - je suis ordinaire, ni pire ni meilleur que la masse.
Une question me martela l'esprit, à vingt ans découvrant le quart-monde : pourquoi le croire insignifiant, - parce qu'il ne dispose pas du bienfait inhérent au progrès ? No réponse : tout doit être mathématique, à l'occidental, où l'échantillon pseudo civilisé équivaudrait à mille indigents !
"De la mélancolie ? (Elle voulait me secouer) En réalité, ma perte sera perte dérisoire : vous serez peu à me pleurer, aux glas privé de mon corbillard et à la toussaint ! Que veux-tu, j'ai toujours été pragmatique autant qu'utopiste. - Litote !
- Allons, dimanche je te dirai "kenavo" et non une formule polie comme aux autres. Logiquement tu seras la première à me rattraper, sauf accident."
Jacques, au retour, pour clore l'énumération de dits, non-dits et à dire : "Les veillées mortuaires et moi… - Cachottiers ! Vous saviez tout et vous me laissiez m'empêtrer à travestir mon rôle ?! Mes leurres me gênent. - Viens, tu t'en féliciteras plus tard : l'accoutumée tablée des joyeux drilles ! Idem, j'aime peu le mot souvenir, pourtant…. - Une sacrée corvée, marmonnes-tu ?! Balaie tes angoisses, ce ne sera pas un festival de lamentations."
27/06/82. Solange, Marcel et Maryse à l'usure. J'ai récupéré mon passeport visé du pays des érables, qui m'accepte. Je résiderai sur une île au large de Terre-neuve intenable ni l'été ni l'hiver, dans l'hypothèse saugrenue où je devrais y demeurer un an, ce qui m'étonnerait, les médecins ne s'étant jamais trompés à mon sujet (une infime lueur d'espoir au coin de ma cervelle ?).
Fin juillet. Impossible de reprendre mon journal avant ce soir, trop occupé à donner mon congé, à m'arracher à eux et enfin d'arriver, de m'installer. Décrivons cet indécomposable grand'messe et à l'avenir, inutile de gâcher mon temps à la recherche d'une date. Je suis sur ma terre adoptive. L'herbe est verte et fera doux linceul. Cogitations morbides ? Mon territoire, un morceau d'archipel, exhale un serein olympien ses jours d'embellie. Les autochtones sont sages, taciturnes puisque insulaires. La mer me rappelle ma Bretagne en face et si loin, - Seigneur, si loin ! …Un ciel de Cornouailles, gris et bleu, et venteux et calme à la minute suivante, en général pas bleu des heures ni calme des jours. Mes prosopopées usuelles : "Mangez et buvez ! (Plus courtoisement) Au vestiaire, mines contrites et contraintes ; - et champagne ! avais-je ajouté afin de détendre l'atmosphère. Quelqu'un être dupe de mes rires ? Tous placardaient sourire et d'ici je vous en remercie.
(En vérité, mon visage était à l'inverse de mes sentiments et je luttais pour taire ma rage de crever pendant qu'eux continueraient à glousser de peccadilles ; - cruelle injustice ! Puis je m'étais raisonné, m'obligeant à la sagacité à défaut d'avoir la sagesse universelle ; mes mauvaises pensées ont - pfutt ! déguerpi grâce à ce rivage inconnu.)
Malgré ma disparition programmée, mon esprit persistait de vivacité, et chacun visait des larmes chez l'adversaire, et les déglutissait dans sa propre gorge, en refoulant à la fois ses rires vers l'extérieur afin de ne convoquer l'amertume collective. Une voix avait crié au tabagisme et des répons s'étaient empressés d'aérer ; un premier avait essuyé ses yeux dérangés "de la fumée des cigares", imité…
Mon temps n'est encore aux truismes du confort. Il demande vérité et il me semble que ces jours octroyés de l'escarcelle divine le soient avec une cible : aveu de fautes, - sinon Dieu m'aurait pris sans prévenir, n'est-ce pas ? - Une parque à brûle-pourpoint couperait le fil de la vie du vulgum pécus et une seconde, déesse attentionnée, qui préparerait l'original afin qu'il "comparaisse" drapée de dignité ? L'infortune tue et la fortune claironnée ? Foutaise : glorieux ou ayant minablement existé, on ne saurait offenser la face du monde. L'unité y apposer un sceau ? - Fors les émissaires de Dieu ! (dit-on) et les criminels déposés sur Terre afin de rappeler le halo de Satan en sustentation au-dessus de l'individu.
…Ceux-là ont-ils fructifié d'une phrase irrésistible ?
Prétentieux je suis et il suffit ! Rappelons ma conscience à résipiscence : mes paroles sont pauvres et à supposé qu'un de mes actes laisse trace, qu'on en rapporte l'apparence ! Moi je fus à l'aune d'Adam, argile couleur de son sol et retourné dans ce sol. Personne n'est utile avant de naître ni indispensable vivant et encore moins essentiel au tombeau : le décevant constat du vaniteux.
…A l'analyse objective, j'admets que mes bonheurs passés me contrarient parce qu'ils sont passés, et je dois surmonter cette sorte de jalousie ; il faut que je dompte mon dépit, que j'oublie l'envie et surtout - surtout !- que je ne la transforme jamais en haine !
Une multitude de fourmis a son domicile sous mon crâne et un brouillard leste l'ensemble, cependant m'empêche peu de réfléchir. Mon corps se meurt et parallèlement qu'il s'éloigne des fac-similés de la rue, mes réminiscences refroidissent l'expression rétrospective, tout en travaillant rationnellement.
Je me sens las. Je reprendrai ma plume lorsque j'irai mieux.
Au réveil, frais comme un gardon ! Je suis ici depuis…? - Bof ! Je reprends le récit de ma cène (piètre humour) ; - En toquant leurs verres mes amis pensent-ils à moi ? Souhaiterais-je une impanation (le pain et le corps de Jésus dans l'Eucharistie : restons dans la religiosité) où le pain serait du vin et moi consubstantiel ? Voilà que je me prends pour le Christ roi…
Ou plutôt que je me crois l'obsession incontournable !?
In petto, devant les pleurs exutoires prêts à jaillir : pourquoi Dieu accable-t-il ceux qu'on aime d'un tel immensurable chagrin ! Que signifient ces tourments assénés gratuitement ? Sa moisson allait-elle s'achever à la seconde où son auxiliaire, la Grande faucheuse, me décolletterait ?! Hélas non.
Synchrone à ces sacrilèges songes, je m'écriai à destination de l'occupant céleste : "- Fais-moi souffrir en me brûlant de venin, rassasie-t'en et épargne mes proches ! - Triture-moi de dards ! Détériore mon corps de tes blessures disponibles, mais sèche les yeux de ma tante, les sanglots de mes frères et l'affliction de l'amitié !"
…Et ils buvaient, buvaient… - Et moi j'inventoriais les rides fourrageant à chacun de leurs éclats le visage de ma mère. "- Pourquoi donc ne pas m'avoir détruit d'une chiquenaude sans indulgence ?!" L'insoluble et sempiternelle question, latente depuis la toute première sanglade sous l'implacable fléau, ouvertement posée sitôt interprété un calvaire de parents.
- Tiens ! Depuis Caïn/depuis Abel !
Oui ils buvaient à en oublier - pour oublier - la raison de leur présence et c'était parfait. Mes intimes brillaient d'une perle à l'œil, d'eau limpide, qui s'en ira avec les années…
Ensuite, tandis qu'on parlait au bout de la pièce, éméchés des bonnes bouteilles, à l'opposé qu'on souriait, lénifiés d'un "Il a belle mine, on dirait que… (Rémission ?)", parfois qu'on s'esclaffait, scrupules endormis face à mon apparent détachement ;
- Bref ! Lorsqu'ils s'amusèrent parce que je savais me dominer, je quittai la salle afin de me soulager. Bonhomme. On ne se rendit pas compte de mon absence définitive. Je leur fis remettre des lettres personnalisées écrites à tête reposée.
…J'ai emporté avec moi tout mon monde joyeux : ma mère parlant futilités avec sa bru, ma fratrie pariant sur un match, Père François à plaisanter à distance des cieux et neveux et nièces en train de se chamailler…
Leur puîné, Gilles, me fait défaut, je m'y suis attaché ;
Ce nonobstant il me souvient que, par épisodes, j'avais senti une réticence, au sein de la famille. J'avais mis la sensation au débit d'une ombre particulière, mais, ma quiétude me permettant les analyses, n'était-ce une crainte imprécise, qui les habitait ? On connaissait mes affinités spécifiques ; n'aurait-on envisager une inversion, dans nos rapports ? Nos contemporains aiment bien grisailler l'innocence, en communauté, - non moins les miens !
J'ai reçu ta lettre, ma chère maman. Selon mon implacable convention je ne te répondrai pas, seulement, ici, seront mes confessions jusqu'au terme. Les piqûres petites piques ne suppriment plus les larges poignards qui travaillent mon poitrail, le fourgonnant à plaisir. C'est atroce ; je me figurais qu'on quantifiait la douleur en nombrant ses échelons, et je m'aperçois que son intensité ne va pas de bas en haut, mais de bas en haut et de gauche à droite et d'un minuscule point qui grossit, grossit… - Il est exponentiel : sa définition.
Ces feuillets devront-ils être remis à mes proches, tant ma sincérité s'y étale ? Le plus clair de mon temps se passe à me lire et me relire, brut de décoffrage depuis des lustres. La maladie a transformé ma manière de voir, à dater du jour où j'ai écrit en sa compagnie. Ce que je relate actuellement touche aux généralités, néanmoins demeurent pérennisées moult lignes amères envers l'un ou l'autre, sur la civilisation et sa moralité érigée dogme absolu, "Bon pour acquis !" sûrement imparfait ! On verra ; - il me serait allouer quelques semaines ? A tout hasard je suis prêt.
Nénène n'est plus. Elle aura préféré rejoindre papa afin de le prévenir de l'imminence de mon arrivée. J'en suis content. Pas triomphant à cause d'une ristourne de magasinier. Non. Ni satisfait de joie ; heureux de savoir que je ne serai pas seul à fouler son paradis.
Je suis las, fatigué du bruit, des roulements qui emplissent sans pitié mes oreilles et écrasent ma poitrine d'où je ne peux m'échapper. C'est épuisant. La sérénité fondamentale à la bonne marche de mon esprit m'a abandonné alors que le tocsin ne s'est pas encore manifesté ; - ou je n'y aurais prêté attention ?
- Seigneur ! Si tu es, prends moi entier et non par bribes à ta guise ! J'ai des maux de tête constants et je dois forcer la logique à accepter mon argumentation : le principal m'est permis. Je picore. Mes nuits sont hantées. Un commerçant me ravitaille dans l'ignorance totale de mon état, il dépose le matin, à ma porte, un panier de denrées… Les voisins me manifestent un intérêt mitigé. Idéal. Lors de ma première visite au village j'avais notifié à ce mercanti mes modestes besoins ponctuels et que, romancier, un besoin de solitude, etc.
La tranquillité. Une infirmière religieuse vient à domicile me piquer et elle seule sait ; - pudeur et réserve. Sur ce morceau de terre, loin de mes trépidations durant trente ans, je me prépare en paix. Enfin… La paix… - La paix ménage sa paix ! Moi… Dehors il fait froid d'une froidure d'automne gluante de pluies, à l'image des hivers de l'Armor, pas de bises cinglantes.
Ma plume traînaille ; j'ai envisagé d'abréger ce défoulement pisse-copie. Les vulgaires souffrances de tout un chacun me mordent : je suis même leur proie favorite !
Oui, j'ai failli… Ne chercherais-je à élever sacerdoce ma torture ? J'aurais péché au point de ressentir falloir supplier pardon par subconscient intercesseur ? - Non ! Ce serait de l'orgueil mal placé !
…Curieux, de disséquer un bénéfice à l'instar de l'adversité qui, hic et nunc, m'écorche sans charité, me fait pleurnicher, supplier trêve à ma misère : - quêterais-je de la peine physique absolue sous son éperdu désir chosifié ? A mon insu je suis persuadé pouvoir un jour raconter mes dommages, leur genre et les effets secondaires produits sur le corps. Dans l'âme même. Un jour, je cheminerai l'avenir accompagné de ma nouvelle expérience. - Folie folie !
Je ne me suis pas levé de la semaine. Je supplie ma réserve de forces de m'accorder suffisamment de concentration afin de téléphoner à l'infirmière de ne pas venir d'ici… (Je refuse l'hôpital) Ses piqûres sont inefficaces, elle n'atténuent plus ni mes brûlures intérieures ni mes élancements musculaires de moribond ni ma courbature générale ;
- Elles n'endorment ni moi ni mon mal.
Un mot à mon aimable livreur sur l'ardoise qu'habituellement j'ai à un clou contre ma porte, et en cachette tellement je ressemble à une loque (je regrette de n'avoir pas brisé le miroir de ma chambre dès mon impatronisation ; maintenant je suis trop faible). Je lui apprends mon absence un mois, - que personne ne vienne importuner l'ouvrage de l'agonie.
Ce journal - on y joindra les bibelots de ma malle - sera remis à mon aîné. Qu'il en fasse son miel et son fiel et détermine ce qui serait profitable ou nuisible à mon prochain. Mes affaires sont en ordre chez le notaire. Je tremble. J'ai tant vu de gens à l'article de la mort que je comprends ma fringale d'hier : l'ignorant croit à l'amnistie, moi j'y ai discerné l'ultime préparation. C'est grand silence, à mes oreilles. À cause de la proximité des plaines innommables d'où me parviennent les invitations de mes prédécesseurs ? Pénible, de tenir mon crayon… Mon souffle chuinte rauque mais, à contrario de mon corps squelettique, je me sens repu. Languide, même…
Qu'on conserve de moi le meilleur souvenir et qu'on taise mes erreurs : je ne fus parangon. Mon cerveau fonctionne et j'ai repéré la frontière de ma vie. Au revoir, mes amis. Au revoir et adieu. Le ponant se teinte rouge sang qui emplit ma fenêtre : sont-ce de promesses que le Soleil s'habille ?
Qu'on ne me découvre trop corrompu à effrayer les"…
…Gilles essuya ses larmes en refermant lentement le cahier où il venait de tracer, du stylo dans ses doigts gourds, trois points de suspension à suivre "les".
LLD mars 2009
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| Le frère de l'autre L'Harmattan, grand éditeur national s'il en est, vient d'accepter ce manuscrit dans sa collection "Ecritures" Sortie du bouquin début d'été pour que vous puissiez le lire, je l'espère, sur le sable chaud
Mon roman "peu gai-Gay (quoique ?)" pas fleur bleue" pas osé",
aux Editions Balise: L'ANNONCE. Nous somme 5 présélectionnés pour prix Handi-livres 2009. On verra.
ISBN 9782914111053.
Résumé et entame ici :
http://ledoeuffloic.spaces.live.com/blog/cns!1961CE8C5E286C231.
 (Higor, le "frère" de Jika, tout mouillé)
Critique du magazine HANDIRECT Juillet/Août 2007:"Un roman coup de poing[...]Une histoire d'amitié sans concession. Des lignes de sang, des lignes d'affection...[...]Un texte qui secoue le lecteur et le laisse pantelant comme au sortir d'un "shaker" agité de main de maître par un géant aux pieds figés. Ps: le géant, c'est pas moi, mais mon jeune héros malgré lui...) Mon roman "Gay-policier/osé, mais pas vulgaire" selon l'insuccube Loïc,
votre serviteur,
LE PHARE, aux Editions JetLag/why Not sorti juin 2007 ISBN 978 2 35388 005 8
Résumé et entame ici : http://ledoeuffloic.spaces.live.com/ 20€ chacun de mes livres, on échange nos coordonnées à "contact". Recto Verso Les Deux G " Notre avis (c'est celui d'un critique) : Après avoir publié son premier roman, LLD a tout abandonné pour se consacrer à l’écriture et c’est tant mieux. Son style particulier nous plonge au creux des délices des sons et des mots pour montrer qu’écrire c’est aussi chanter. En utilisant la poésie comme une mise en abîme de l’histoire de ses personnages, il louange l’amour et nous donne envie d’aimer à notre tour. Malgré les difficultés, les dangers et surtout les regards intolérants de ceux qui nous entourent!
RUE NOTRE PERE DU SUCE-PENIS Recueil de Nouvelles érotiques (dit l'Editeur). 20 Nouvelles 3/8 pages et 20 Nouvelles 8/20 lignes. Sortie j'ignore quand. Je placerai une Nouvelle de temps à autre ici. En attendant mes autres bouquins sont (entre autres) sur Ebay, Priceminister et divers site Internet y compris, évidemment, des Editeurs...
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LE MACON DU CIM'TIERE
Une centaine de page genre roman Gay noir de chez noir.
http://www.edilivre.com/doc/9115
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D'ANNE, QUI PARTOUT JETTE SA NEIGE
Recueil de Nouvelles du Grand Sud-Ouest. (Du "pas homo"...) Éditions ÉDILIVRE APARIS Collection Coup de coeur ISBN : 978-2-35335- Fin août 2008. http://www.editeurindependant.com/doc/8718 (extrait et interview; se vend assez bien) http://www.info-culture.biz/annequipartoutjettesaneige.html
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