23/12/2007Décidément, je plombe l'ambiance...Et que Bacchus soit !
Nuage de novembre aussi gris que la terre ;
Pénombre d'avant-nuit battue des vents amers ;
Vois-tu mon cœur au chaud brûlé par le nectar
Où ses chairs alourdies dans l'euphorie s'égarent ?
Boisson du mieux divin tu me promets la gloire,
Soutiens ce pauvre corps que tu incites à boire ;
Ramène mes illusions à de justes avantages ;
Ranime ma pensée et rappelle-lui son âge !
Satan ! esprit mauvais qui dans l'alcool se pâme !?
…La prison de ma vie est-elle ton digne festin ?
Laisse-moi naviguer et rends-moi mon âme.
Ami - aide-moi ! Ne crois guère ce destin ;
Ne m'abandonne déjà - porte-nous l'amitié !
Dis-moi ces jardins où s'ignorent leurs limiers…
LLD 21/12/2007En avance. (Pour pas trop faire le pisse-froid...)Solitude de noël
Quand dans le soir naissant errent quelques amants
Et que, en solitaire, vaque, lancinant,
Traîne à pleine rue, sous un manteau trop vague,
Un cœur marbré d'ennui, et dépourvu de bague ;
Quand la nuit est venue dans sa caverne sans feu,
Assis vers l'âtre froid au sein d'une tour de verre
Où les cris des enfants le mettent à nu comme ver,
Seul près de son ombre, seul, ignorant l'aveu ;
Lorsqu'au matin blafard le ciel luit sans soleil ;
Que sa chambre glaciale l'enserre jusqu'à la moelle
Et que le rêve, toujours, méconnaît son sommeil ;
Quand tout cela paraît… c’est aussi ça, Noël !
LLD

16/12/2007LE PHARE (extrait)Le Phare
(Un extrait de mon roman LE PHARE ; Éditions JetLag)
Disponible sur Ebay, Amazon. ou...
[…]Le travesti surpris de la surprise baragouinait espagnol d'un trait. "Bon ! Un prétexte tout trouvé à ne pas poursuivre, mon gus étant Breton et non Ibère !"
— Hep ! T'en va pas, petit Français… Je te plais ?
— Il est tard ; je dois rentrer, on m'attend.
— Timide ? Ajouta l'homme-femme. J'adoreuh le modèle scandinave.
— Une valeur en hausse, chez les homos.
— Pourquoi dis-tu ça ? Viens, je suis à l'hôtel.
— Non merci, faut que je…
— J'ai une langue très habile et très curieuse ; qui n'a goûté au suçoir de Pedro ignore ce qu'est une fellation. Tu veux… ? Tu pourras y décharger.
— Au revoir, lança le garçon troublé.
Mais l'androgyne avait avancé une main interminable vers la cuisse de l'inspecteur stagiaire Gilles Hermier, où elle entreprit un long effleurement de doigt mutin (et connaisseur).
— Non… ? Petit Français ?
Gilles déglutit une salive sucrée-salée. Il était acculé dans un creux de falaise muraille formant le côté exhaussé du chemin de drague et sa peau se picotait. Ses cheveux frémissaient. Ses fibres revendiquaient… ? Une sexualité jusque-là endormie décida de bouger, de réveiller, de sortir de sa langueur indifférente et épée (CE blasphème éhonté) et bouclier moral. Toutes les phalanges malignes s'étaient mises de la partie et deux d'entre-elles déboutonnèrent les cuivres de sa braguette de jeans. L'être indéfinissable, penché du haut de ses talons, déposait un tendre baiser contre le cou offert. Gilles avait fermé ses yeux. "Pas si désagréable…"
La fente du pantalon disjointe l'index récupérait sa main et en forçait l'ouverture coquine. "- C'est bon…" Susurrait une voix alors que la complice soumise saisissait pleinement le jésuitique copulatoire dévoilé.
— Non ! Décréta avec douceur Gilles revenu sur terre. Non, si quelqu'un arrivait.
— Et alors ? Ça pourrait être qu'un pédé, mon chéri !
"Tiens ! L'analyste réinvestissait sa mission. Ils disent pédé en parlant d'eux !" Repoussant le comédien, l'œil pénétrant répéta :
— J'ai dit non !
— Je te conviens pas ? (On n'était guère terrifié.)
— Non, c'est pas ça…
Un ton qui signifiait trop clairement qu'on n'était si fort, et traduit illico "malléable !".
— Et alors, patate ?! Répliqua l'autre en levant ses bras au ciel. Tu sais ce que tu veux ? Fallait pas m'allumer.
— Excusez-moi. Je me rendais pas compte.
— Il se rendait pas compte, il se rendait pas compte !
L'Espagnol - l'était-il ? Non ; son style attracteur - haussait un timbre chicanier. "On va nous remarquer et ce sera fichu !"
— Écoute, je suis attendu ; tu me plais, mais l'heure…
— Je te plais… Tu rechercherais pas du fric ou un miteux afin de lui faire sa fête ?
— Enfin… ?!
— T'es pas de notre bord, toi !
— C'est la première fois.
— Et ma sœur ? Un truqueur, ouais ; j'appelle les frangines et tu vas vite comprendre le sort…
— Puisque je te dis que non !
— Okay ; si t'es sincère taille-moi une plume !
— Quoi ?
— Vas-y ou je crie ! Le menaçant personnage extrayait sitôt dit sitôt fait un pénis hâlé et son entour frisé poils noirs de sa large culotte féminine. Membre viril (complètement !) dressé, il jouait son va-tout, persuadé que sa victime appartenait aux grands complexés et qu'il n'oserait pas se dégonfler.
Emberlificoté dans ses contradictions, notre fonctionnaire infériorisé jeta un regard affolé aux alentours. Personne. Face à lui l'obligeance douloureuse pour amour-propre :
— J'peux pas.
— Je crie.
Convaincu d'arriver à ses fins le libertin avait empoigné l'imposteur cru démasqué et lui serrait le colback :
— A genoux, suce ! (Pas une demi-portion, le transformiste !)
Gilles avait d'abord plissé ses yeux. Le crépuscule l'informait d'un gland rose brun. Sec. Propre et sec. La peau protectrice était rejetée et maintenue par deux doigts. L'inspecteur Gilles Hermier savait qu'il lui fallait obéir. L'épieu de chair forçait ses lèvres. Une légère hésitation et ses paupières s'affaissaient où sa bouche s'arrondissait, elle. "- Parfait, gigote ta langue, on sent le manque de pratique… C'est une sucette à la menthe. Fourre-la moi dans le méat, lèche. Oui… Ah…" Gilles pompait. Oubliée, l'injure à son intégrité, la dégradante besogne. Il resta ainsi à mâchonner cette pulpe étrangère une minute qu'il s'obligea à considérer heures et siècles. Au fond de ses propres vêtements - son cerveau lui commandait pourtant de ne ressentir QUE du dégoût - une envie se cambrait à nouveau. Ses sens se réveillaient : à provoquer du plaisir il éprouvait lui-même un certain besoin (doléance à partage ?) !
— Ça suffit ! Déclara-t-il en se relevant tout de go (dignité de mâle recouvrée). Je fiche le camp !
En face on se tut, fier de son coup de maître. Un puéril soupir et on chuchota, l'instant accompli où ce "martyr" faillit presque se demander s'il ne fut trop facile otage du devoir : "- Dommage." Puis on se rajusta tout en s'éloignant aux antipodes de l'autre aussi fuyard et pressé de réintégrer voiture, univers familier, normalité. "- Merde-merde-merde ! L'humiliation… Marmottait l'homme pour contrer sa libido déçue. On m'y reprendra !" (Voire, et soyons assurés de son impossibilité de rapporter cette tribune à qui de droit !)
LLD
08/12/2007Bof ! - C'est la vie...
Déception
Mon cœur geint misère dans le noir de la vie.
Au vomi de la peine que je sens sourdre en moi se mélangent, insipides, les larmes solitudes.
Plaise à l'être aimé souffrir ma douleur ;
Qu'un ciel clément sèche mes cils embués ;
Pleurent, mes yeux - aujourd'hui encor tu saignes…
Et mon ventre se serre et se resserre ;
Mes entrailles, de passion, palpitent et s'enragent
- Impuissantes ! - Assassines !
Viens, ô désir ! Viens. Quitte ce havre et rejoins mon Eden ;
Suis moi et sois mien !
Seigneur… Que ma gorge me noue.
Dieu des hommes - pourquoi ne puis-je pas ?
Dis-moi le maléfice…
Serais-je Judas ou d'épreuve comme peste ?
LLD 02/12/2007Le "Roman noir" dont j'achève l'écriture. LE MACON DU CIM'TIERE.En réécriture et re re re lecture actuellement.
Sera soumis au bon vouloir des Editeurs début 2008 et après on verra ;
A dieu vat !
Extrait (début) du premier chapitre.
CHAPITRE I
LA SORTIE DU CAVEAU
Et dire qu'il n'y a pas huit jours - huit soirs exactement - il y était encore passé ! Et pas avec un tendre, cependant une question d'habitude, même si ces dernières semaines ce fut heureusement moins fréquent. On se fait à tout. Bon, là, c'était un inconnu, - une nouvelle tête pour lui/un ancien sur les tablettes de la pénitentiaire !
Un bonhomme qui entamait sa sixième année sans femme ; dès ce leitmotiv il avait su qu'il y aurait droit.
Du routinier sous forme de rite et là ça avait été bref ; l'autre lança son ordre voix atone vers les basses "- Allonge-toi postère au bord du plumard. Tu te tais et ça s'passera bien. Tu cries ou tu fais ta pleureuse et j'te promets de jouir comme t'as jamais joui !" Dialogue sans objet. Il n'était qu'à deux, en cellule, ce soir-là, et avec sa réputation de pointeur il n'avait rien à espérer…
« Georges, Georges Mandin ?! - Un mot par ici ; pour nos auditeurs ! Votre impression face à l'erreur reconnue ? Allez-vous réclamer des dommages intérêts ? Que pensez-vous de ceux qui vous ont accusé il y a deux ans avec tant de virulence, qui furent si féroces à votre endroit ? - Votre analyse aujourd'hui, au sujet des témoignages affirmant vous avoir reconnu dans l'homme mystère aperçu aux alentours de l'heure du crime ? »
Bousculade farouche et incompréhensible, au seuil de la Maison d'arrêt. Certes, Georges Mandin, par les échos rebondis contre les murs intérieurs (n'imaginer qu'en prison silence soit synonyme de secret ; omerta ne rime pas avec bouche cousue. Loin s'en faut : radio-bidasses à l'armée, radio-taulards en prison/radio-connards partout !) ;
…Georges Mandin s'attendait à une sortie remarquée et sans doute gênante, dérangeante pour plus d'une conscience ! Mais telle véritable cohue, ce comité d'accueil à sa renaissance et destination sa pomme ; - non ! Encore habité par l'insignifiance des embastillés, jamais il n'aurait cru être si intéressant.
Vrai qu'au regard normal, deux ans de prison, lorsque l'on n'a pas cessé de proclamer son innocence, c'est beaucoup ! Trop. Une tranche de vie complète, dans l'existence d'un jeune homme de trente ans d'âge civil et à présent, là, d'extérieur quadra aux cheveux cendrés, teinte du bois vert qui brûle pour rien, sans chaleur, inutilement, car le bois vert n'a jamais chauffé avec efficacité quiconque !
« Georges Mandin, que pensez-vous de ceux qui affirmaient, ne serait-ce qu'avant-hier, vous reconnaître avec leur dernière conviction ; de tous qui, péremptoires, jugeaient et accusaient et qui admettent, aujourd'hui, s'être trompés ?
Votre première parole d'homme libre, puisque vous êtes disculpé ?
- J'les tuerai… »
Des paroles d'amertume et il y a de quoi, se sont dit la plupart à l'écoute. Une formule d'aigreur, de juste rancune ; des paroles dites sous la pression, sous la surprise ;
- Paroles exutoires et annonciatrices, plutôt, de la fin d'un long cauchemar, d'un très très long cauchemar.
Voire ! Dans la foule ayant entendu ces mots fatidiques, combien les auront ressentis en leurs tréfonds, combien auront discerné que le souffle glacé qui passait près de leur cœur était celui de la crainte, de la peur ? Auprès de quels cerveaux pareil arrêt brut, net, bien que mâchouillé entre les dents du dépit, apportera-t-il son aiguë signification ? Car il est évident, passé si accablante gaffe, que quiconque d'impliqué ne pouvait que guetter l'apparition de l'homme nouveau ! Hagard ou supposé hagard, chez ces parangons attentifs il était censé exprimer sa profonde pensée, à l'heure de sa résurrection ; et chacun de ceux-là, dans leur coin, d'avaler l'amertume perçue…
- Et certainement perspicace !- comme la sienne propre.
La vieille du cimetière, elle, en apprenant qu'il était blanchi, n'avait eu qu'un bref état d'âme concis dans : "Pauvre garçon ; perdre aussi bêtement deux ans de vie pour un autre. C'est triste." Signe de croix mental soldé d'ainsi soit-il muet et elle reprenait son bavardage de commère avec ses amies, l'ensemble plus intéressé par la voisine qui aurait dit qu'on lui avait dit, etc. LE sujet du jour. L'intérêt du moment, du directement palpable et tout chaud.
Elle avait affirmé sous la foi du serment que… Du passé ! Ce qu'on a vu on l'a vu, c'pas ? Alors, pourquoi y revenir ; elle avait reconnu sans aucun doute, au troisième rang de la file
(Pardon pour les enflures & redites & lourdeurs éventuelles, MAIS encore à relire et recorriger et... Pour les autres je ne sais pas, mais moi, si je ne mets pas au moins cent fois le... etc. ((métier à tisser et gnan gnan gnan gnan...))
Ps : Je ne parviens pas à créer un nouveau bloc permanent pour y placer les coordonnées de ce futur bouquin ; quelqu'un peut-il me rappeler la manoeuvre ?
Ah oui ! Beaucoup de problèmes pour me connecter au site, aujourd'hui...  |
| Mon roman "Gay fleur bleue",
LES DEUX G, ou le Frère de l'autre :
http://www.publibook.com/boutique2006/detail-2977-35-0-1-PB.html
Ean (fnac et toute librairie):
978274833404.
Résumé et entame ici:
http://ledoeuffloic.spaces.live.com/ Mon roman "peu gai-Gay (quoique ?)" pas fleur bleue" pas osé",
aux Editions Balise: L'ANNONCE. Nous somme 5 présélectionnés pour prix Handi-livres 2008. On verra.
ISBN 9782914111053.
Résumé et entame ici :
http://ledoeuffloic.spaces.live.com/blog/cns!1961CE8C5E286C231.
Critique du magazine HANDIRECT Juillet/Août 2007:"Un roman coup de poing[...]Une histoire d'amitié sans concession. Des lignes de sang, des lignes d'affection...[...]Un texte qui secoue le lecteur et le laisse pantelant comme au sortir d'un "shaker" agité de main de maître par un géant aux pieds figés. Ps: le géant, c'est pas moi, mais mon jeune héros malgré lui...) Mon roman "Gay-policier/osé, mais pas vulgaire" selon l'insuccube Loïc,
votre serviteur,
LE PHARE, aux Editions JetLag/why Not sorti juin 2007 ISBN 978 2 35388 005 8
Résumé et entame ici : http://ledoeuffloic.spaces.live.com/ 10€ franco départ votre serviteur, on laisse ses coordonnées à "contact". Recto Verso Les Deux G ou le frère de l'autre " Notre avis (c'est celui d'un critique) : Après avoir publié son premier roman, LLD a tout abandonné pour se consacrer à l’écriture et c’est tant mieux. Son style particulier nous plonge au creux des délices des sons et des mots pour montrer qu’écrire c’est aussi chanter. En utilisant la poésie comme une mise en abîme de l’histoire de ses personnages, il louange l’amour et nous donne envie d’aimer à notre tour. Malgré les difficultés, les dangers et surtout les regards intolérants de ceux qui nous entourent!
Résumé : Gilles, bel éphèbe de la ville venu se ressourcer dans la campagne profonde et George, charmant paysan de trente ans sans femme, ni enfant. Un jour, ils se croisent et l’amour se matérialise. Mais comment assumer l’homosexualité dans un espace aussi restreint qu’un village? Les deux hommes parviendront-ils à s’aimer? A vivre? A jouir du monde ensemble? Une histoire d’amour magnifique et si dure à vivre pourtant.
RUE NOTRE PERE DU SUCE-PENIS Recueil de Nouvelles érotiques (dit l'Editeur). 20 Nouvelles 3/8 pages et 20 Nouvelles 8/20 lignes. Sortie j'ignore quand. Je placerai une Nouvelle de temps à autre ici. En attendant mes autres bouquins sont (entre autres) sur Ebay, Priceminister et divers site Internet y compris, évidemment, des Editeurs...
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LE MACON DU CIM'TIERE
Une centaine de page genre roman Gay noir de chez noir.
Accepté par Editeur pour publication début 2009
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D'ANNE, QUI PARTOUT JETTE SA NEIGE
Recueil de Nouvelles du Grand Sud-Ouest. (Du "pas homo"...) Éditions ÉDILIVRE APARIS Collection Coup de coeur ISBN : 978-2-35335- Fin août 2008. http://www.editeurindependant.com/doc/8718 (extrait et interview)
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