Publications : L'ANNONCE, est une histoire d'amitié entre un "homme qui marche" et son alter ego qui ne marche plus. Dans le monde du handicap. Homo discret pour ceux qui savent lire entre les lignes. EDITIONS BALISE. ISBN 9 7829 1411105 3. Dans la sélection des 5 premiers pour le Prix Handi-livres 2009.
LES DEUX G, est un roman on ne peut plus homo-Fleur bleue. Epuisé.
LE PHARE, lui, est un roman gay-osé et même explicite, des lignes pour public averti, avec un bel inspecteur stagiaire craquant pur hétéro (hum ?!) et encore un personnage dans "l'idée" de votre serviteur. La Côte Basque et landaise (du phare de Biarritz aux Casernes de Seignosse.) Ah oui : on est dans le "policier"! ISBN 978 2 35388 005 8. Editions JetLag.
RUE NOTRE-PERE DU SUCE-PENIS. Recueil de Nouvelles érotiques gays gaies. Sera publié mais quand ?
LE MAÇON DU CIM'TIERE Noir de chez noir tendance gay. ici 'L'est sorti fin janvier ; - Alléluia !
D'ANNE QUI PARTOUT JETTE SA NEIGE. Recueil de Nouvelles du Grand Sud-Ouest. (Pas homo !!!) Éditions APARIS Collection Coup de coeur ISBN : 978-2-35335- Plusieurs milliers de "clics" à ici Au Québec
LE FRERE DE L'AUTRE Le quotidien ardu d'un homo de province, paysan de surcroît, pour vivre au grand jour et le plus heureux possible. En librairie (enfin) 18 €.L'Harmattan Collection Ecritures.
et ici Canada : http://www.info-culture.ca En ligne partout sur librairies & éditeurs. En librairie, dont la FNAC, sur commande (2/3 jours) of course, ils sont prix net donc moins chers.
Sur PriceMinister Mes "à vendre" sont neufs, même marqués "comme neuf" : Voir ma boutique

en anglais.

J'écoute : ...Mes souvenirs.
Je regarde : L'amertume de la (ma) vie !
Je lis : Et aime à relire une phrase de temps à autre du "Prophète". Gilbran.
Je joue : ...Trop de ma solitude, je crois.
Je mange : Plutôt mal, ces jours-ci; mais j'améliore mon ordinaire !
Je bois : Encore et encore mon amertume ! Ou alors je la mange ? Donc je m'en nourris !
Je cite : "Les temps anciens", et je pleure...
Je pense : ...Que je réfléchis trop !
Je rêve : Alain, si tu lis ce billet, je voudrais faire le Chemin de St Jacques avec toi, même sans se parler, de la frontière à où tu voudras, jusqu'au bout si tu as le temps. Pourquoi pas ?
(mis à jour dimanche 21 février 2010 à 23:31)

26/05/2008

26/05/08 - 00:10

Un conte moral

Suite...

**********

Dans ces billets j'écris selon mon humeur mes "ringardises".
Elles sont nombreuses et je ne souhaite PAS de commentaires.
Ce que je dis est ce que je pense et je n'ai pas besoin de l'avis d'autrui.
(Ni qu'on discute du sexe des anges !)
**********

Un conte "moral".
Tout citoyen* de cette merveilleuse monarchie républicaine depuis cinquante ans est assujetti à impôt sur le revenu, "imposition" POSITIVE ou NEGATIVE selon son cas ; nulle prestation* sociale n'alourdit inutilement la gestion de l'Etat où les fonctionnaires remplissent leur fonction sans avantage particulier. Tous ses habitants ont droits et devoirs équivalents car ils possèdent fort, ancrés en eux, le sentiment d'appartenir à une même et seule nation indivisible, donc tout ce qui les lie est empreint d'égalitarisme :

- Ainsi leur sécurité sociale est-elle universelle, sans querelles comptables d'économies de bouts de chandelles. Sans discussion, de la naissance à sa mort chacun est soigné pareillement, car dans ce pays hautement humaniste la meilleure santé possible des gens ressort objectif prioritaire, et c'est incontestablement ce qui les unis le plus intimement. Leur ciment fédérateur.

Il y fait sacrément bon vivre, chez ces grognons perpétuels !

- L'eau, l'électricité, la téléphonie et les carburants sont au même prix sur tout leur territoire, l'accès à 3 chaînes de télévision sans publicité (1 européenne, 1 nationale et 1 régionale) est assuré sans saugrenue taxe, surtout sur la possession d'un poste. Les routes et ouvrages d'art sont d'usage libre et gratuit. Les musées, leurs monuments et en règles générales tout ce qui a été construit avec le sang et la sueur de leurs ancêtres ne saurait être payant : ces anciens dont ils sont fiers ont déjà réglé la note, en Jacqueries, en révolutions, en guerres…
+++

Développement/Explications : Tout citoyen, tout au long de sa vie, de six mois avant sa naissance à trois mois après sa mort, a à sa disposition 500€ par mois. Il ne les gagne pas ? l'Etat les lui verse. Il les gagne, et ce minimum vital est hors déclaration, puis au-dessus il subit l'imposition progressive. Les parents gèrent ce qui est dévolu à leur enfant jusqu'à sa majorité, sous contrôles stricts ou discrets selon les cas : que certains n'abusent ! A partir de 3 enfants, un des parents peut élever sa progéniture et être rémunéré par l'Etat : un travail reconnu. Plus d'allocations d'aucune sorte et on y fait de belles économies de gestion, contrairement à certains cocoricos ! On a du bon sens et on fait tout pour inciter les gens à travailler, et, certes, il y a des profiteurs, des fainéants, des clochards ou des libres penseurs… Mais on y est pragmatiques et ceux-là sont quand même rétribués, y compris à rien faire ! Ainsi rien ne justifie plus les SDF, les crève-la-faim et autres marginaux, cependant on tente en permanence de les "redresser". On cherche à comprendre. On n'abandonne personne sur le chemin de sa vie. On notera d'ailleurs que ce pécule de base permet juste de se loger, se nourrir, et pas de vivre grand train !
+++

Pour info, en exemple : Une famille ordinaire de 4 personnes reçoit chaque mois d'employeurs ou de l'Etat 2000€, que les parents travaillent ou pas. L'accidenté et le malade inapte (famille, héritage et assurances jouant leur rôle comme partout), le parent qui élève ses enfants, - tous ceux-là ont le double du salaire de base.
Les charges sociales - surnommées ailleurs patronales ou salariales alors qu'elles sont TOUJOURS la sueur du travailleur - ; les charges sociales y sont fixées une fois pour toutes à 30% du salaire, et dans cette part la balance se fait entre ceci ou cela : leurs chers représentants du peuple décident d'une nouvelle taxe ? Ils s'arrangent DANS cette enveloppe définie une fois pour toutes ; - on veut créer ceci ou augmenter cela ? On diminue ceci ou cela et point final.
+++

* On occasionne des frais AVANT de naître et juste après sa mort.
* Des Allocations Familiales à l'APL en passant par le RMI, ASSEDIC, etc.
* Rien n'empêche l'individu de cotiser de lui-même à des caisses de chômage, de retraite, à n'importe quelle Assurance. C'est son affaire. C'est un pays libre et il y a des riches et des pauvres, seulement les pauvres ne sont jamais indigents. De même il y a des télévisions à péages, à publicité, communautaires…



- Ah oui! C'est un conte moral, alors :
AUCUN REPAS N'EST JAMAIS GRATUIT, et nulle part !
...Si vous ne payez pas quelque chose qui est affublée du mot "gratuit", c'est qu'autrui règle pour vous. Partout.Suite...
**********
Merci.
On me laisse déblatérer et on me lit selon son goût, sans me répondre.

22/05/2008

22/05/08 - 00:04

A mon père, mort il y a 30 ans...



Papa


Ta sueur fut le sang qui mugit toute veine,
Jamais nous ne la vîmes, cependant que ta peine ;
Dans ton robuste âge où nous n'avions vu pli
L'encre noire de nos deuils a jailli sur ta vie.

Arraché à la terre fut ton droit au bonheur ;
Tu bâtis à pleins bras, écartant sombres heures
Au vécu chaque jour pour l'espoir du demain
Où encor il fallait reconstruire de tes mains.

Nos cœurs pleurent et saignent ta mort sans pitié ;
Ton souvenir enveloppe nos larmes, en nous ;
Puisses-tu enfin connaître la paix, toi, supplicié,

Car elle seule - la mort - pouvait ployer tes genoux.
Vis-tu déjà si loin comme ta rose de tombe ?
Tu m'es pourtant présent et non aux catacombes…

Loïc


(Ecrit quelques jours après ; j'étais absent et je n'ai vu que la rose sur sa tombe...)

16/05/2008

16/05/08 - 10:14

Souvenir travesti...

La ballade des Samedis soirs,

Ou "Mission p'tit mâle"



Face à l'île plein sommeil sous vigile très fidèle,
Face aux vagues si friandes des rochers ou des heurts ;
Dans un vent soufflé large la nuit noire nous rappelle
Nos patiences d'incertains,
- Qu'importait ciel en pleurs !


Par la main l'une dans l'autre on regardait la mer,
Homme, la quémande humble du droit des pauvres hères,
Sachant qu'avant minuit on n'éteint ses instincts
Par spasmes sans partage... (La houle n'a qu'un chemin.)

…Puis les sanglots du temps coulaient larmes de bonheur
Dans les récifs-rempart, avec comme point d'honneur
Ni soupirs ni refus,
- Trop de joie fait tant peur !


Lors, quand l'incandescence levait son oeil sur Groix,
La pénombre bienfaisante abattait ses parois
Sur nos cœurs enlacés, et ramenait pavois...


LLD
(Route côtière de Guidel à Lorient)

11/05/2008

11/05/08 - 12:40

SI TOUS LES RATS DU MONDE voulaient s'donner la patte...


SI TOUS LES RATS DU MONDE
voulaient s'donner la patte…


L'homme a-t-il reçu son âme alors qu'il était encore animal, ou seulement quand il tuait déjà ses congénères avec une hache de pierre ?
[…] à moins que les animaux aient également une âme.
(OSCAR KISS MAERTH)


— Messieurs ; eu égard au thème gravissime dont nous…
Un brouhaha collégien ! Le Président s'était pourtant redressé, qui frappait fort son bureau du marteau du commissaire-priseur. Rien à faire ; il comptait manifestement peu. Insistance, aide des assesseurs ; enfin une trouée de silence.
— Mes chers collègues, recommença la voix convaincue de sa puissance de persuasion, on s'assied ; conservons à notre académie sa haute tenue habituelle ; l'heure est grave, mais je vous en conjure, soyez dignes ; on nous observe ! (les conversations privées avaient repris de plus belle, passé l'intermède)
- Écoutez au moins à qui je donne la parole !?
La salle suspendit sa houle verbale et gestuelle par curiosité : n'était-on là dans le but affirmé de connaître avis différents au sien propre ? Il convenait de se taire, d'offrir sa considération, si l'appelé était un compatriote…
- Au micro le délégué Cambodgien !
Applaudissements polis, bravos encourageants du banc asiate (pas de tous, on sait pourquoi) et les chefs de nombre Sommités présentes opinèrent du bonnet, cœur et raison de concert avec cette pensée reconnue perspicace et empreinte d'une manifeste sagacité.
— Honorés confrères mes amis, attaqua en langue universelle des rongeurs d'éminent parage le plénipotentiaire kampouchéen (la basse extraction, des gerbilles à l'ondatra, s'exprimant dans leurs idiomes de paroisse, il va de soi). Nous sommes indissolublement de la famille des muridés, accessoirement des cricétidés selon la classification scientifique ; un fait admis, toutefois quelques uns hésitant à concevoir Untel ne lui ressemblant guère, ou de loin, comme de sa souche… Futilité ! ces excès d'humeur ségrégationniste ! Tous, mulot des plaines à l'égal du rat d'égout, lemming boréal autant que campagnol, tous nous sommes confrontés à une priorité : survivre !
Le murmure s'était estompé jusqu'à devenir lourd mutisme. Rien ne sourdait des travées auparavant désinvoltes. Une paix et un calme pesant, morbide. On retenait son souffle, envahi du fol espoir que ce conférencier allait offrir une solution, de sa chaire éloquente, et en balayant d'un revers la difficulté ponctuelle. Du moins la relativiserait-il ?! Aussi le soupir fataliste de s'exhaler des gorges standards. Il faut dire que ce soliloqueur abordait avec justesse son monde ; on le reconnaissait tribun à l'occasion et maître consommé dans l'art de tenir sa galerie en haleine. Au Cambodge, à foison de patience, de compréhension sous un discret sourire jamais hautain, puis une élite capable de coups de foudre et à l'avenant de décisions surprenantes non moins que cruelles. Expectative. Les chuchoteries recouvrirent à nouveau la salle où les couinements décidaient de poursuivre :
- Chez nous, l'existence du rat noir devient infernale ; les Kmers meurent comme des mouches et ce serait manne divine, s'ils n'étaient efflanqués à n'entretenir un père et ses ratons : comment un chef de famille vertueux pourrait-il rassasier les siens d'un cadavre de trente kilos os compris ?! (acquiescement unanime) Notre contrariété ne vient pas d'une complexité à rejoindre leurs dépouilles : elles sont enterrées à fleur de sol ! On ne les brûle plus, évolution satisfaisante, et on ronge à l'aise leurs débris carnés ; des RESTES ! La question, compagnons, requiert l'exclusivité de l'actuelle réunion. Permettez, puisque Monsieur le Président me donne la parole dès l'ouverture du congrès, permettez-moi de vous rappeler notre dynamisme d'hier où tout était simple. Il y a dix ans nous pouvions transmettre à leur organisme moult maladies dont la gracieuse peste. (Des pattes antérieures se levèrent instantanément en gage d'accord, les jeunes s'extasiant des explications que d'augustes anciens, voisins de banc, communiquaient, bave d'envie en coins et vibrisses frétillantes au désir impalpable.) Le ravitaillement était assuré par des sujets sains, leur défunctation survenant vite, sans agonie préjudiciable aux chairs. La provende généreuse avait bon goût, gavée de riz. Maintenant, non seulement viande et graisse se raréfient, mais l'ensemble est fétide avant qu'on arrive. Intolérables conditions ! Notre race sera bientôt rayée des cartes…
L'entièreté communautaire dut admettre tel tableau pour sombre et pessimiste qu'il fût, davantage réel chaque jour. On secouait sa tête ; on se tortillait, mis à demeure du sinistre futur… Des auditeurs se levèrent afin d'interroger l'habile parleur quand ce dernier rajouta, imbu : d'abord nous serons leurs sosies décharnés, ensuite nous nous attaquerons, afin de nous perpétuer, aux animaux pourtant à l'identique sur la voie de leur anéantissement. (Le cri se fit violent sous l'effroi collectif percé par sa prémonition.) Le moment viendra où nous nous entre-dévorerons dans un seul but : vivre ! "Chacun pour soi" sera règle et le faible désarmé disparaîtra. Qu'adviendra-t-il quand ne croupiront plus sur terre que deux individus ? Eh bien ils se tueront mutuellement dans un combat fratricide ; et qui estimera avoir bénéfice d'une pareille tragédie ? L'inculte Adam qui n'a prescience que notre fin devancera la sienne d'une seconde à l'échelle cosmique.
Le malaise du public s'était mué en stupéfaction, face à la chute du discours. Un désaccord ? Maints museaux s'abaissaient : la vérité s'imposait et avait pris le pas sur les querelles interclans.
— Exact ! S'écria un sage jusque là peu attentif, au point de figurer vieillard endormi aux yeux des jeunes loups qui se moquaient sous cape d'un "vieux conseilleur préoccupé à condescendre sa leçon". Une carcasse d'impotent, mais une griffe vigoureuse et certes non dogmatique. - Oui, belle assemblée ! Tous, sommes poussières, hommes et bêtes. Le genre qui s'éteint ne fait que précéder son second, lequel prend sa place et ainsi de suite. La vie ne s'est pas installée en un jour et elle s'effacera à petite vitesse. En ce qui concerne l'humain, TOUT a toujours été lent. Mon petit-fils dirait : "Faut les doubler !" Ici-bas ils désavouent semblable prévision, en témoignent ces pseudo-progrès qui sonnent le glas de leur engeance "intelligente" ! Par essence nous sommes bêtes ; qu'eux se détruisent et ça les regarde ! Nous, nous nous devons de refuser être tributaires de l'avenir qu'ils se préparent ; songeons à la pérennité de l'espèce stricto sensu. Fasse que lors du drame final un soupçon de terre subsiste vierge d'êtres supérieurs, - les fats ! Enfin, puisqu'ils se sont attribué l'adjectif, allons-y de leur SUPERIORITE ! - vide d'humains et en conséquence hors nouvel holocauste. Décidons, sera-ce douloureux pour beaucoup ; âgé, je pense aux enfants de mes enfants.
Le représentant asiatique avait quitté sa place prépondérante et durant l'énoncé du franc verdict il s'était arrêté aux marches de l'estrade. Devant l'exténuation du vieillard il décida de la regravir d'où, s'emparant du micro, il lança :
— Vous savez, inexpérimentés amis réticents aux suggestions vénérables qu'ils considèrent d'un sénile outrancier paranoïaque (on remua au-delà de l'indispensable, parmi les contradicteurs visés) - ne niez pas, jeunes coqs ! Vous savez, continua le trait inquisiteur en s'adressant à la salle, énormément de fratries du Cambodge se sont expatriées en prenant place sur les Boats people, les embarcations de nos ennemis. Un précédent ; merci d'avoir autorisé ce commentaire, Monsieur le Président.
— Après cette conclusion éminemment éclairée, j'appelle le délégué des mulots, euh… de la corne d'Afrique ! Nous avons tous eu vent de ses tracas de transport jusqu'à cette bonne ville de Bombay ; - je profite de son déplacement pour remercier les muridés indiens, urbains en particulier, qui ont accompli un tour de force : avez-vous conscience, mes chers congénères, de notre confort ? Remémorez-vous les épineuses conditions de l'an passé où nous dûmes nous contenter d'un hangar perdu. Eux ont réussi la prouesse d'aménager à temps ces sous-sols d'un palais ! Notez-en l'organisation, ce barrage d'ordures qui obstrue l'entrée et rebutera les éventuels gêneurs de relents répulsifs, et avec l'assurance d'un ravitaillement intégral durant toute la session. Les issues de secours sont reliées aux égouts dont chaque grille de protection a été décelée et divers dortoirs, à l'intention de ceux qui prisent modérément nos boîtes de conserve vides, sont aménagés à l'abord des cloaques résiduels, leurs chemins d'accès ayant été judicieusement fléchés. Et cette délicate attention vers qui appréhendent mal l'écriture autochtone : au pied des tas de graines empoisonnées, les fameuses Mort aux rats de sinistre mémoire, un panonceau indique leur composition chimique. Les sujets immuns en consommeront et les autres rechercheront le monceau adéquat à leur assuétude. Des comités de vigilance se tiennent à votre disposition aux endroits clefs. On demande à s'exprimer ? Notre estimé invité est prêt et différents congressistes souhaitant revenir sur d'obsolètes résolutions…
— J'interviens afin d'élucider ce mystère, Monsieur le Président. On m'a fait savoir que les pays surindustrialisés écoulent dans ces nations à la traîne leurs stocks inutiles à vil prix, en profitant du manque de volonté politique inhérent aux états asservis pour y pratiquer des expérimentations bâtardes. Excusez l'expression.
— Cela nous instruit sur ces hétérogénéités. J'achève mon compliment interrompu… et vous en excuse volontiers ! Chers hôtes : félicitations ! (Acclamation suggérée ; un bravissimo de circonstance en direction du groupe indigène, debout, et d'aucuns qui rendent par-ci un geste de sympathie, par-là un sourire plus ou moins humble…) Le meneur du débat, sabrant une libre récréation de principe : - Je disais que l'envoyé d'Afrique avait été confronté à d'énormes périls : son bateau a sombré et c'est miracle, s'il put se cacher au fond d'une vedette de sauvetage ! Imaginez que les rescapés commençaient à se bâfrer entre eux ; découvert, nul doute qu'on aurait d'abord songé à lui pour la marmite, si je puis être trivial ! (Rires, à agiter les allées ; des queues frappaient le sol en cadence de satisfaction au bon mot. Atmosphère détendue : on ne doutait-on pas que la pire des communications était tombée comme un couperet qui aurait raté son condamné ! Ce président-là avait déjà beaucoup vécu de drames, il était chevronné dans l'art de maîtriser les foules et savait que rien de positif ni d'efficace ne saurait jaillir de l'appréhension, des contraintes mentales. Il connaissait ses classiques et devinait où prendre le moindre bon point populaire. Populiste, prétendaient des jaloux.) - Reprenons notre sérieux ; écoutons le message du rat des champs.
Un criaillement sentencieux et infatué à cause de l'épisode narré s'éleva au-dessus de la gigantesque cave :
— Ragondin à fourrure coté, tugotugo fouisseur argentin, campagnol rat d'eau, mulot mon frère ; - tous ! rat d'égout alias surmulot ou gerbille, hamster agréable admiré en cage et toi ! petite souris malicieuse sans t'oublier, lemming des grands froids…
— Eh !? 'Va pas énumérer les cinq cents espèces parentes, grognassa l'un. D'où il sort ? 'Se serait pas gourer de scène ? (Une parade d'agacement, face à l'envolée lyrique du rhéteur, de l'ennuyeux phraseur pressenti.)
— On raconte qu'il affectionne ces pastiches emphatiques !
— Un puits de science ! prétendit une loutre, de la branche des mustélidés à peine là à sa place. Versé dans les migrations de vos ancêtres aux seize/dix-septième siècles, intarissable dans la généalogie animale, il vous explique comment le surmulot a conquis le monde grâce au trafic maritime des années dix-huit cents, en éliminant peu à peu les rats noirs ; il saurait vous parler des heures de ce dit rat noir introduit en Europe occidentale grâce aux croisades chrétiennes, iceux infectant d'abord les Français, les Belges, les Anglais… Patience ; qu'il achève sa kyrielle de vétilles selon vous superfétatoires, et il sera constructif !
- Toi, ondatra dont on vole le nom afin de masquer force pauvres pelleteries… (Léger roulement du maillet présidentiel d'où une remontrance n'allait pas tarder… qui se fit doucereuse : ne point offusquer cet esprit remarquable hors ses détours stylistiques.)
— Mon ami mon ami ; nous sommes avides d'apprécier à sa juste valeur la nature de vos travaux dont on vante la profondeur.
— Généreux honneurs, Monsieur le Président ; vos amabilités m'embarrassent. J'aborderai donc au débotté l'essentiel du…
— Si c'est là sa façon d'être direct ?!/ — Chuttt…
— Frères, ici conviés à la réflexion et qui représentez tant de familles cachées de la face des hommes, ces détracteurs impies, sachez que sur la planète entière l'heure est cruciale ! Nous les mulots, les rats des champs, nous ne nous nourrissons ni de chair humaine ni animale, seulement de produits du sol bruts, et quelqu'un ignorerait-il l'ampleur de la sécheresse qui sévit partout en Afrique ? La plupart ont dû se rabattre sur les marécages et là, comme ailleurs le minimum vital ne peut plus être assuré ?! Les greniers sont vides ; comment subsister ? Bien entendu nos rates n'ont jamais été aussi prolifiques ! …Dès que l'individu souffre autrement que de maladies sporadiques il est conforme, reconnu et patati et patata - que les songes-creux se régalent !
La famine exciterait les sens, chez l'homme et chez la bête.
Fuir et traverser le canal de Suez à la nage ? Nous sommes si affaiblis ! Par les tunnels qui débouchent en villes ? On aurait tôt fait de signaler ces millions d'étriqués envahisseurs et les riverains s'en donneraient à coeur joie. Ça distrairait, ces chasses sauvages ! Je perçois d'ici l'hallali immonde et nous compte rôtis illico, si vous m'autorisez cette familiarité. Emigrer en bas ? Leur pugnacité, d'après des voyageurs (pause, détachement)… Leurs savants y auraient inventé l'abomination imparable : les GAZ !
Le mot fusait avec vigueur et aussitôt on cria son scepticisme, tandis qu'à-côté on renforçait l'affirmation de ses propres échos. Le Président se devait de tambouriner son courroux :
— Nous ne sommes pas à l'encan ! La parole reste à…[…]
— Vous souvenez-vous qu'au cours de notre congrès parisien il avait été décidé de limiter les naissances : où une pratique contraceptive fut-elle de mise ? Nulle part vous n'engendrez moins de quatre-vingt rejetons et dorénavant il est tard ; nous devons prendre des mesures draconiennes à la pérennisation de nos spécificités. On doit composer avec les circonstances ; - bref ! la conjoncture imposant sa loi, beaucoup mourront ! J'entends vos chuchotis… Faute d'avoir contenu vos progénitures… Concevez qu'un tel surnombre est inadmissible par les hommes et par la nature ! D'autres se réfugieront sous des cieux cléments, à l'exemple de nos aïeux rats noirs du douzième siècle, qui colonisèrent l'Europe et furent supplantés, six cents ans après, par les mulots en raison, sans doute, de leur résistance physiologique. - J'ai étudié le problème, secondé d'une commission représenta…
Un corps longiforme redressa sa superbe outragée et capta tous les regards. On pressentait contradiction. Devant ce remous de pantomime le Président interpella l'importun :
— Intempestive manifestation ! (Un adjoint du Bureau indiqua qu'il reconnaissait un mandataire des ondatras américains.)
— Une loutre d'Hudson ? Cavalières manières ; si vous insistez. (L'agitation se faisait confuse, des travées d'où promettaient de partir l'invective ; à l'évidence on était prêt à déployer soutien au courageux empêcheur de tourner en rond !)
— Je comprends le déplaisir de l'estimé MAîîTRE devant mon interruption surtout au début de son envolée prédicative (immédiatement la société d'attendre les palabres habituels à ce genre d'occurrence, l'intervenant ayant jeté avec son timbre le coup de menton méprisant qui sied à l'objecteur) ; mais les mustélidés étaient sous-représentés !
— Y-avait longtemps ! Grommela derrière ses dents le Président confronté à l'excessive condamnatoire césure.
— Notre valeur marchande aux yeux cupides nous confèrent tout de même titre ! Comment avez-vous l'insanité de nous comparer à un videur de poubelles et suggérer…
— Racisme ! Le conférencier recouvrait vite son verbe. Trouvez-vous l'endroit adéquat à oser soutenir une certaine ascendance du meilleur aloi, jeune orgueilleux !? Cessez votre diversion et contenez vos affidés qui ne trompent personne ! (intonation offusquée aux créneaux, l'orateur sentait le mouvement de foule favorable) Parce qu'une veine vous aurait octroyé pelage recherché vous ne seriez rats ordinaires ? Vous n'avez rang élevé que par hasard, oui, et attribué à la guise d'une caste d'élégantes ! Quant à argumenter d'un intellect… Ni un travail supérieur ne semble pouvoir vous honorer et au contraire : vos congénères citadins besognent autrement ! Vous, vous vous laissez vivre benoîtement quand la majorité déchirent, rongent et grignotent nuit et jour afin de subsister : honte à vous d'être si peu solidaires et pis qu'humain ! Ressaisissez-vous en rejoignant la conscience fédérative équitable où seule une large réflexion peut nous sauver. Martelez-vous l'esprit que vous ne figurez sur les tablettes du monde que RAT et vous le serez éternellement ! Qui ignorerait qu'on conteste aux chasseurs leur cruauté ? Bientôt plus une fourrure ne proviendra d'un animal sacrifié à unique fin vestimentaire et ce sera une évolution ;
Nonobstant… On vous respectera ? On vous laissera atteindre la taille adulte, commerciale, comme maintenant ? Ne vous leurrez pas et tenez ! précieux visons : aussitôt qu'ils découvriront que vous êtes rongeurs prolifiques et en plus putois, ils vous déclareront nuisibles selon leurs règles…
— Chapitre clos ! Clama sèchement le Président à l'intention du rebelle. Asseyez-vous et on se tait, autour ! Excuses acceptées ; je rends la parole à notre collègue qui, j'en suis persuadé, aura été impartial dans la composition de son équipe.
— Je vous sais gré du compliment, Monsieur le Président ; je comprends d'autant mal ce reproche qu…/— Mon ami mon ami, pas de soufre supplémentaire : reprenez votre exposé.
Raclements de gorge ; déglutition de l'amical rappel à l'ordre non dénué d'autorité, et le représentant somalien de continuer :
— Il se dégage des avis recueillis auprès des experts de la commission ad hoc laquelle, je tiens à le souligner, était re…/ (Coup du marteau simili ivoire percutant. Fulgurant. Expressif et clair du mécontentement tutélaire. Trois mouches s'envolèrent. On retenait sa respiration car n'importe quoi pouvait arriver : l'esclandre annonciateur de la faillite d'une tenue irréprochable maintes et maintes fois réclamée, aussi celle de la réunion.)
Le surmulot en vedette, quoique piqué au vif, se calma, ayant obligation de s'y résoudre : l'enjeu dépassait les luttes intestines. (Il convenait de démontrer sa raison prépondérante.)
— Envisageons une stratégie à l'échelle planétaire. La masse, plus fragilisée de facto, se repliera sur les pays en voie de développement : il serait suicidaire de ne considérer que la nourriture que gaspillent les riches démocraties ! Si elles possèdent des subsistances copieuses à pouvoir couvrir nos besoins globaux, elles détiennent aussi des armes implacables. Barbares.
Ah… Si nous découvrions une étendue où nul ne crève de faim, nous aménagerions sur le champ un plan de conquête ! …Bien que, désormais, rien dans le monde ne semble irrémissible acquis définitif ! Nous ne pouvons extrapoler d'une émancipation totale de notre espèce : ne rêvons pas. Nous serions malhabiles à subvenir, frustrés d'hommes, aux incommensurables besoins de nos parentèles ; en sus, n'ayant d'irrédentisme à faire valoir…
Davantage nous ne retiendrons les états instables : Cambodge, Vietnam, Laos, dont on vient de parler d'une manière éloquente, non plus que les régions subdésertiques, l'Inde surpeuplée où on n'hésite guère à nous manger, oui ! beaucoup, de cette race vantée prééminente consomment notre chair et pas fortuitement comme on l'a rapporté : nous y sommes chassés !
L'horreur empesait la salle de son manteau improbateur, d'une colère irrépressible. Plusieurs hoquetaient de dégoût (l'épisode narré auparavant avait été digéré parce qu'occasionnel et ici on parlait coutume, moeurs). Silence total. Taciturne ? Non. Gêné : que faire face à pareille sauvagerie !?
Malgré tout, sachez qu'ils sont en majorité squelettiques, là-bas ; nous nous sommes interrogés de savoir si ces sous-hommes ne nous transmettaient pas leurs maladies ! Le monde à l'envers et l'idée mériterait examen…
— Alors, lança du fond d'une allée un obscur. - Où aller?
— …Contrôlez votre impétuosité. Altier dans son effet d'annonce et pénétré de sa mission, le minuscule mammifère au regard des événements piailla, en syncopant sa fin de phrase : Un unique espace pourrait abriter nos espérances, gigantesque, le progrès civilisateur n'y ayant encore réalisé ses dégâts : LE-BRE-SIL !
De verbeuse et désordonnée la cohue devint grouillante. Aucune hésitation à se lever : le mot assurance vie était lâché et solde sans intérêt. On attendait tellement une direction de pensée, de rêves et de pensée. Enfin on avait une réponse et on se révélait comblés : certains d'une satisfaction jubilatoire, d'autres d'un désappointement audible. Peu et qu'importait : un but existait et on avait un sujet de conversations, de disputes et d'altercations. Qu'importait.
L'envolée des questions : "- Où ? - Pourquoi ? - C'est loin ? - Impossible de s'y rendre à la nage ?!" Le tumulte régnait derrière le bureau directorial à l'instar des travées, dans la troupe de surveillance attentive à l'ordre du jour, entre greffiers, secrétaires. Partout !
Un rat d'égout ou rat gris, vorace et géant, se penchait jusqu'à descendre interpeller un mulot. Un campagnol acquiesçait du museau : la proposition obtenait mieux qu'un succès d'estime - il convenait séance tenante de la faire sienne ! Et ce dernier d'employer son énergie à rallier l'indécis en remuant son moignon de queue poilue, superbement fournie comparée à l'appendice du rat noir son interlocuteur pourtant jalousé secrètement à cause de sa taille. De rage à dominer moralement, le rongeur du champ dressait sa courtaude saillie faciale, laquelle prolongeait à peine son corps ramassé mais tant pis ! il convaincrait, son amour-propre dut-il en souffrir !
Ailleurs on réfléchissait à l'objection potentielle qui valoriserait automatiquement son auteur, à l'interrogation insidieuse qui mettrait dans l'embarras…
L'éloquence hardie et son effet de surprise atténué (le Brésil, qui aurait songé à ces reculées sierras couvertes de forêts ?), l'opiniâtre ton entreprit d'expliciter son idée en dépit des interruptions cette fois à endurer. Inévitables :
— L'Amérique du Sud n'est pas trop populeuse, et compte tenu de sa superficie le Brésil correspond à ce que nous exigeons de la terre promise. On y cultive du maïs, de la canne à sucre ; ses métropoles sont ceinturées de bidonvilles commodes avec leurs décharges qui regorgent de nourriture. Détail non négligeable : les dépouilles des morts n'y subissent jamais la crémation.
On murmure qu'en périphérie tant de leur civilisation que d'une sorte de continuum existentiel on y pratique le sacrifice humain, avec des flots de sang frais. Des obstacles franchissables, mais d'abord gagner cet Eden. Eludons les complications : les Canadiens se maintiendront chez eux où ils possèdent les étendues sublimes du grand Nord, idem des Etats-uniens. Au Mexique persiste un risque de famine : qu'on s'y dissémine moitié vers les terres septentrionales, moitié, les plus déficients, s'éparpillant à proximité des frontières. La Bolivie, l'Argentine, ne semblent pas encore désagréables : misère sociale matérielle. La difficulté critique concerne les Européens et Africains - dans une moindre mesure l'Asiatique. Je suggère que l'Océanien demeure sur son île : nulle crainte pour demain. Russes, Chinois et Espagnols - liste non exhaustive - ne doivent pas bouger, rien n'y annonçant de péril d'après nos renseignements. L'Afrique : suffisamment de bateaux quittent ses ports, principalement du Libéria, à destination du Nouveau Monde : voyage résolu à l'intention des proches indigènes de la zone maritime. En nombre, malheureusement, les habitants de l'intérieur périront : guerres, famine, sécheresse. La Providence joue et leur taux de mortalité a toujours été élevé. Fatum de simple. Les orientaux du Kampuchéa, de Thaïlande, du Vietnam et des Corée fuiront en Chine et en Sibérie, selon des contingents, ou se dirigeront sur l'Iran, l'Afghanistan : les hommes s'y entretuent joyeusement au nom de Dieu miséricordieux. Du pain béni ! Pardon pour la platitude. En attendant une bonne source d'approvisionnement ; il y a de la place et à manger, d'autant que les Puissances leur fourniront de quoi clarifier leurs rangs. L'habitude : curieux être que l'homme.
J'en viens aux muridés français et allemands, de Suisse et en chiffre supérieur à tous ceux-là réunis, d'Italie. Distinguons les cas : - au Royaume Uni on appliquera le principe des vases communicants entre l'Eire dépeuplée et l'Angleterre à l'extrême. Les variétés de France et germaniques se paupérisent : que ces natifs-là prennent les navires en partance de Brest, d'Hambourg, ou qu'ils descendent sur l'Albanie où leurs possibilités d'accueil apparaissent correctes ; ou soit rejoignent afin de se les arroger les pourtours de la Mer Noire… Les Italiens partisans du farniente disparaîtront pour la plupart ; je les imagine épuisés à la pensée de devoir prendre la route.

La panacée ? Je rêve d'une entente entre rats des villes et rats des champs. - Ah ! si les campagnards acceptaient de ronger les cercueils des cimetières urbains, l'alimentation de leurs hôtes ne s'en trouverait-elle suffisante ? Et par retour les citadins, visitant prairies et bois, ne pourraient-ils y dévorer les prédateurs de leurs cousins? On partagerait l'épi et la charogne. Ne serait-ce bon augure exemplaire, une telle solidarité totale et affichée ? Je prétends qu'ainsi s'extérioriseraient les prémisses du redressement universel ! Mes amis : donnons-nous la patte, restructurons nos façons et usages ancestraux. Notre atavisme. Contrairement à une idée reçue l'avenir appartient aux travailleurs et d'ici à ce que les humains vérifient l'état des bières ensevelies…


LLD. 11 mai 2008.

07/05/2008

07/05/08 - 09:51

Suis-je un ringard ? (Mes sornettes du lundi, des dunes de L abenne.)

Doit-on (se) cotiser pour comprendre



Dans ce billet j'écris
- et rajoute selon mon humeur du lundi -
mes "ringardises".
Elles sont nombreuses et je ne souhaite PAS de commentaires. Ce que je dis est ce que je pense; je n'ai pas besoin de l'avis d'autrui mais j'accepte comme sous-titre :
L'étalage de ma connerie !
**********

- Ainsi suis-je pour la peine de mort (crime incontestable) ;
- Ainsi serais-je royaliste (on ferait des économies avec un roi des Français (PAS de France), une royauté élective directement ou par sondage, NON de sang, et pour inaugurer les chrysanthèmes UNIQUEMENT ! Je m'expliquerai.) ;
- Ainsi une Bretagne indépendante ne me gênerait pas le moins du monde (on a du pétrole...) ; et je me demande bien pourquoi il n'y a pas un département nommé "Pays Basque". Qui ça gênerait ? - Et pis ! Pourquoi le Mont saint-Michel ne reviendrait-il pas en Bretagne ? Hein ? J'vous l'demande : il suffirait ENCORE UNE FOIS de changer le côté de c'ptit cours d'eau de rien du tout qu'en fait qu'à sa tête ! (la dernière fois il y a... J'ai oublié. 150 ans environs je crois.)
- Ainsi suis-je contre l'IVG (de confort) ;
- Ainsi j'aime bien madame Boutin ;
- Ainsi les "OGM" m'indiffèrent ;
- Ainsi j'aime bien Arlette, mais que de bêtises ! Et Olivier, mais que de conneries : fasse le bon sens des gens que jamais il ne soit quelconque décisionnaire !
- Ainsi suis-je pour le "marché", évidemment ! AUCUN REPAS N'EST GRATUIT, ne le sera jamais ni nulle part !
- Ainsi suis-je inconstestablement pédé et "je m'y trouve bien" ;
- AINSI JE M'ASSUME, et il serait temps, à mon âge !
- Je déteste quand deux mecs ensemble jette du "mon mari", quand "mon compagnon" est si affectueux. Si tendre et ne prêtant pas le flanc à moquerie. Inutile de préciser que le féminin, dans ces bouches, m'horripile...
- Ainsi comme tout les "gens biens" ai-je le coeur à gauche et mon portefeuille à droite, près de mon bulletin de vote - disons plus à droite qu'à gauche. Presque au centre...
- Ainsi ai-je voté - donc !- pour Mitterrand, puisqu'il promettait de raser gratis, en ayant beaucoup apprécié Giscard, et de Gaulle et sa nièce très grande dame, aussi j'aime bien Jospin et aurait supporté Ségo sans rejeter notre Basque...
- Ainsi suis-je contre le mot "mariage" (je préfère "union" et le PACS me conviendrait définitivement s'il était l'égal A TOUS POINTS DE VUE du mariage des hétéros), concernant les homos, MAIS j'exige la stricte égalité des Droits et Devoirs du couple homo comme hétéro ;
- Ainsi lis-je la Bible et Le Coran, ainsi j'aime SAVOIR et ai-je du mal à comprendre qu'on puisse Croire... Et ainsi j'admire tant ceux qui ont la foi ! (Je voudrais être comme eux !) Et ainsi me dis-je que ceux qui croient ne sont pas tous bêtes ! Loin de là. Donc ? (Comment peut-on rêver résurrection dans les religions monothéistes, quand tout ce sang, ces pleurs et Auschwitz et Sabra et la traite des Noirs et la Sibérie et les enfants malades et, etc.)




Voilà donc ce que je vais développer face à ma conscience, et ici au fur et à mesure des idées qui reviendront sur mon clavier - car vous vous doutez bien que ces idées sont idées de toujours. Après réflexions ? Certainement. Et réflexions conscientes et inconscientes.


La charité seule ne saurait assurer le bonheur universel !



Les ratés ramènent tout à l'argent,
A l'argent qu'on leur devrait, évidemment,
- Eux ne sont jamais redevables de rien !

LLD 22/08/2009


Au sujet d'un certain anniversaire
D'habitude, l'accord "votif" (dans ce cas précis) valait le "oui" sonore devant m'sieur le maire, on était mariés. L'homme (l'élu auréolé de ses promesses) et la femme (ici les zeureux "couillons en gérance ?") étaient unis surtout pour un meilleur et éventuellement pour un peu de pire pour une infime minorité. Cette fois-ci force est de constater que sitôt SA première nuit "d'amour" nous étions cocus ! Il ne s'est pas marié avec nous (ses prédécesseurs, leurs femmes, elles faisaient parties d'eux, étaient dans le pack-bulletin de vote !)
On est déçus. Bafoués. Certains regrettent amèrement. D'autres se disent que c'est un feu de paille, qu'il va nous revenir ;
- Que c'est une amourette !
Il devait "marier la France" comme antan Marcel "mariait sa Jeannette". C'est coutume. (...Il semblerait aussi qu'il n'a pas épousé la Fonction; - à qui la faute ? Nous voulions un roi, comme d'hab', et nous avons eu un régent.)
**********
L'ironie des
"Guignols de l'info"
m'indispose. Leur outrance envers notre Président honorablement élu qu'ils le veuillent ou non (ce qui leur semble vraiment indigeste) m'est difficilement supportable. Ils avaient l'égratignement plus élégant du temps de Mitterrand et de Chirac. Moins bête et méchant. Ils ont réussi il y a peu à rendre Ben Laden sympathique, à faire rire du mollah Omar, et selon eux on dirait que notre Président actuel est le pire des liberticides qu'on ait jamais eu !
Je pense qu'ils ont réussi à "casser" notre ministre de la Justice. Une question de mois, car ils ont mis le ver dans le fruit. Sur Hollande, pas mieux, en le faisant passer pour un benêt ! Et ils insistent, les bougres, en omettant qu'en face de leur lucarne on n'a pas nécessairement leur bagage intellectuel. Du discernement. Il m'étonne même -où du moins ne l'ai-je pas entendu - qu'ils n'aient pas encore fait rimer un nom de ministre avec "croix-de-feu", de triste mémoire.
…Evidemment je ris (jaune). Mais moi je sais faire la part des choses quand beaucoup disent, pensent, persiflent, "Il n'y a pas de fumée sans feu !" et ce qui est donc grave, c'est que leurs "bons mots" sont repris par des clairons en principe sérieux, des démagos, ainsi acceptés pour argent comptant par la masse. Le vulgum pécus.
"L'ironie est un développement anormal qui, comme celui des oies de Strasbourg, finit par tuer l'individu. Un sage".
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Le péché n'existe pas dans la nature

Nulle part il n'est écrit qu'un prêtre doit être hétéro ou homo ou asexué ! Il peut avoir en esprit ce qu'il veut, l'essentiel DEVANT sa conscience étant de se maîtriser... et DE NE PAS PRATIQUER l'amour physique. Il est un homme du jour de sa naissance à sa mort, avec TOUTES les tares de ses semblables. Et quelques qualités : ni plus ni moins que les autres. Comme tous il a son libre arbitre, mais il n'a pas à dire qu'il n'est pas homo, davantage qu'il est hétéro !
(Les mots homosexuel ou hétérosexuel sont-ils écrits dans les livres qui font leurs droits ? Non. Par métaphore, peut-être. Interprétation. INTERPRETATION !)
Lisez bien ce que j'écris AVANT de le contester : c'est inattaquable !

**********

Je suis pour la peine de mort par humanité ! Pour que celui qui a perdu quelqu'un directement sous les mains du meurtrier bien défini ne souffre pas d'iniquité, à chaque fois qu'une rémanence lui ramènera l'être cher tué !
Hitler et Hussein ne méritait-il pas la mort ? Et Fourniret ne la mériterait-il pas ? (Crime incontestable/procès sans tâche.)
N'est-il pas paradoxal que de tels monstres soient entretenus par les contribuables/la famille de leurs victimes ? …Et n'est-il pas davantage leur appliquer une torture, à ces criminels, que de les garder en vie à perpétuité ?
…Mais, aussi, en contradiction et je l'admets, il m'habite que "ma" justice arbitraire serait de les tenir en cage éternellement afin qu'ils souffrent autant que leurs victimes !
La, ne serait-ce pure vengeance ? (Pour parfaire mes contradictions intestines : S'il y avait eu un référendum pour ou contre la peine de mort, j'aurais du fond de ma conscience voté POUR l'abolition... En espérant (?) que les autres disent non pour moi. Je suis sincère.)


L'Opinion n'éprouve pas d'empathie favorable envers les journalistes parce qu'eux-mêmes ne font pas de distinguo dans leur profession ! Quand on voit des fouille-merde, ceux assujettis aux stars du moment, être appelés journalistes en nous écrasant de la fatuité de leur témoignage sans intérêt, et qu'un reportage ou un journaliste a risqué sa peau afin de nous informer…
- Ça met mal à l'aise, car on ne peut pas s'empêcher de lier ces deux mondes, mentalement, et au détriment de celui qui est un Vrai journaliste quand même quelque part dans nos consciences.

Heureusement que l'homme de Cro-Magnon n'avait pas accès aux médias, parce qu'avec ce qu'on nous promet, il se serait suicidé !
(Et on aurait été où - hein, les va-t-en-guerre contre tout ?)


[...] Est-ce que d'être mort,
C'est comme quand on ferme ses yeux ? dit-il.
(Extrait de [...])
LLD
Les gens proches se disent les choses simples simplement


(et/ou)
Ceux qui s'aiment se le disent simplement

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Un conte "moral".
Article entier/détail/explication

Tout citoyen* de cette merveilleuse monarchie républicaine depuis cinquante ans est assujetti à impôt sur le revenu, "imposition" POSITIVE ou NEGATIVE selon son cas ; nulle prestation* sociale n'alourdit inutilement la gestion de l'Etat où les fonctionnaires remplissent leur fonction sans avantage particulier. Tous ses habitants ont droits et devoirs équivalents car ils possèdent fort, ancrés en eux, le sentiment d'appartenir à une même et seule nation indivisible, donc tout ce qui les lie est empreint d'égalitarisme :
- Ainsi leur sécurité sociale est-elle universelle, sans querelles comptables d'économies de bouts de chandelles. Sans discussion, de la naissance à sa mort chacun est soigné pareillement, car dans ce pays hautement humaniste la meilleure santé possible des gens ressort objectif prioritaire, et c'est incontestablement ce qui les unis le plus intimement. Leur ciment fédérateur.
Il y fait sacrément bon vivre, chez ces grognons perpétuels !
- L'eau, l'électricité, la téléphonie et les carburants sont au même prix sur tout leur territoire, l'accès à 3 chaînes de télévision sans publicité (1 européenne, 1 nationale et 1 régionale) est assuré sans saugrenue taxe, surtout sur la possession d'un poste. Les routes et ouvrages d'art sont d'usage libre et gratuit. Les musées, leurs monuments et en règles générales tout ce qui a été construit avec le sang et la sueur de leurs ancêtres ne saurait être payant : ces anciens dont ils sont fiers ont déjà réglé la note, en Jacqueries, en révolutions, en guerres…

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Un conte mondialiste...

Article entier/détail/explication
Le cahier des charges de l'entité nommée ONU, dans le monde d'en bas, est aboli. Chaque pays dit riche, dans la gestion individuelle de ses habitants, doit s'occuper en exclusivité d'un autre pays dit pauvre, lui. Mais d'UN SEUL (vu dans une globalité intrinsèque et non de frontières de convenance) ! Ces pays se trouvent quasiment tous en Afrique et en Asie de l'ouest, plus quelques îlots vers les Caraïbes.
- Car il suffit ! de parsemer la Terre de grains qui ne germent que dans la poche d'autoproclamés "guides de la nation" sans conscience et uniquement préoccupés de leurs prébendes. Des personnages uniquement imbus d'eux-mêmes, ce que les "grands dirigeants-commerçants" savent et admettent trop facilement, du reste.
**********
Mon conte du lundi 16 juin 2008

…Alors tous les dirigeants de ces pays amalgamés sans profonde conscience collective, mais avec des envies épidermiques de réussites économiques - de bonheur pour leurs peuples ? Beaucoup d'observateurs en doutent, lesquels, faciles critiques, sont TOUJOURS hors des frontières de ceux qu'ils jugent ;
…Alors ceux-là se réunirent, face au NON de gens simples, et décrétèrent : "On remet TOUT à plat et on repart de zéro. Ce qui existe, jusqu'à la date du référendum explicité ci-après, est gelé à son stade actuel. Dans chaque pays, le moindre citoyen en droit de voter est appelé, et obligatoirement, dans un an, et le même jour sur tout le territoire de la C.E. aujourd'hui définie, à dire si oui ou non il accepte ce cahier des charges titré "Constitution de la Communauté Européenne". La nation qui obtiendra une majorité de non sera de facto hors de cette C.E. et sans discussion aucune, y perdant prérogatives, avantages et désavantages : un tel Etat sera de fait à considérer pleinement étranger. Si, passé un laps de temps qui la regarde et elle seule uniquement, pareille nation exprime une envie de retour dans la Communauté, elle votera, à l'exemple de n'importe quelle autre candidate à cette entrée et si le oui l'emporte, elle acceptera l'entièreté de la dite Constitution sans passe-droit : fini les spécificités."
Ceci est valable pour TOUS les pays de la présente C.E., de la France à l'Irlande, en passant pour Malte ou…
**********
Oui ! Pourquoi ?!

Pourquoi être jaloux des riches devenus riches honnêtement ? Vous voudriez diviser leurs fortunes entre tous nombrés en millions ? A quoi cela avancerait-il quiconque, sinon à décourager l'ambition à vouloir davantage d'argent, certes, mais ce qui n'est que la fin du processus de l'ambition, ambition de chercher à faire prospérer quelque chose, une bonne idée généralement, qui au final - au final qui importe -, fait vivre quantité de gens lesquels, SANS cette bonne idée et ses fruits végèteraient. Point.
Il faut être sot, pour imaginer une seconde que ce qui compte, de par le monde entier, est résultat d'idées collectives ou de l'initiative d'un Etat. Toujours il y a eu des précurseurs en chair et en os ! Et après, souvent, selon les aléas de l'histoire ou des obligations dont on les a généreusement affublées, on leur a tout piqué. Cependant, toujours, à la base, il y a un bonhomme. L'Etat ne sait rien créer parce que l'Etat n'a pas simplement deux bras et une tête ! (Il n'est qu'un tiroir caisse.) L'Etat est un concept mauvais gérant, en plus ! C'est un garde-fou partout présent et nécessaire quand il est mené par des responsables dignes de leur mission : donc quand il encourage l'entreprise individuelle. En permettant l'enrichissement personnel ? Et alors.
…Pourquoi être jaloux des riches, dès lors qu'ils font vivre autrui qui, justement, élaborent des choses qui ne peuvent s'imaginer que pour les riches ! (Et qui n'existeraient pas autrement : ne vous leurrez pas.)

**********
Hep ! Les mecs… Vous voulez toujours qu'on "fasse" ;
Vous êtes souvent des "y a qu'à", "y avait qu'à" et autres "y aura qu'à"…
- Mais quand "il y a", il faut bien défaire, souvent, pour refaire ou mieux faire !
(S'applique aux licenciements, aux usines qu'on ferme et aux usines qu'on crée, aux pôles d'attraction d'ici et aux pôles d'attraction d'ailleurs…)
Pourquoi le mieux serait-il toujours acquis ? Il faut tâter. Essayer. Se lancer. - Et parfois ça rate ! Parce que vous imaginez qu'un créateur, qu'un entrepreneur est fier et content de s'être cassé la gueule ? Et souvent en entraînant autrui et/ou en ayant coûté à la collectivité ?
…Qui ne saurait être satisfait que son affaire marche.
…Qui ne saurait être satisfait que son usine produit des bénéfices, autant pour assurer le quotidien de ses collaborateurs que pour "voir demain", et rétribuer justement l'argent investi par d'autres. De l'argent fréquemment, aussi, épargne de gens simples, même si dans des "Fonds". D'ailleurs, vous autres qui critiquez tant ceux qui délocalisent, d'où vient l'écran que vous regardez, votre voiture, les meubles pas chers de votre appart', etc. N'omettez jamais que y compris les tomates sans goût d'Espagne ou du Maroc, que vous venez d'acheter, auront condamné le paysan du coin, peut-être votre voisin et ami.



Ôtez-moi d'un doute : serais-je misogyne ?
"Sauf quand elle est aux extrêmes de son échelle professionnelle, tout en bas ou tout en haut, le pire est que vous dépendiez d'une femme !
On dirait qu'elles ont besoin de s'affirmer, de se faire confirmer chez leurs pairs hommes, par leur intransigeance ! Elles ont une dureté inhumaine, dans leur gestion de votre dossier de mâle. En tout cas peu maternelle. Elles ne vous pardonnent rien.
Dans un divorce il n'y a pas pire que d'avoir face à soi une avocate ; dans un groupe de gendarmes, lors d'un banal contrôle, craignez le seul élément féminin - elle seule parlera, d'ailleurs, à grade identique.
Et au tribunal, du haut de sa chaire, tremblez devant madame le (la ?) juge , le/la procureur…
"La" secrétaire vous comprendra, mentalement, à votre niveau…
"La" ministre aussi, aura de la considération pour votre…
"La" chef d'entreprise aura tellement morflé, qu'elle aussi saura entendre vos excuses…
Bref ! Toutes celles qui sont aux extrêmes n'ont rien a prouver. Techniquement."
J'insulte, en écrivant ça ? En attendant je le pense. L'expérience.

****************
Les mauvais perdants promettent toujours victoire !

D'être bête, c'est facile !
…Et je pense que peu auraient beaucoup à se forcer ;
- Mais méchant ?!
C'est pour cultiver un ulcère à l'estomac ?
La bêtise luit généralement dans un fabuleux regard glauque et bovin ou de merlan frit ;
- Au choix : bovin c'est l'œil gros, exorbité, merlan frit c'est avec des auréoles de cercles concentriques qui cherchent,
Qui cherchent… - Mais ne trouvent jamais rien !

Méchant !
La méchanceté, elle, elle n'est pas innée.
Ça se cultive, pourrait-on oser.
Bête et méchant alors là ! C'est le summum.
Ça se travaille.
C'est un travail de longue haleine.
On est aigri.
On n'a jamais rien fait de sa vie et on ne sait rien faire, mais on a UN avis sur tout.
ET "on" ferait ceci, à "sa" place, et "si c'était moi, je". Le règne des "y'a qu'à" et autres "y aurait qu'à".
Des nuls.
C'est le règne des nuls qu'on peut également auréoler du titre "Les cons".
(Moi j'en connais un que je surnomme Nullissime Premier)

LLD.

Ma calculette interne étant biologique, elle est susceptible de sautes d'humeur comme de sentiments dans ses calculs !
(Labenne, 22/08/2008)

Aucun point n'est jamais le centre géographique d'un pays*,
En revanche le centre du monde toujours !
* Sauf à être géométriquement parfait, ce qui n'existe pas.

La poussière qui a créé Adam provenait d'un vent qui parcourut la Terre entière avant de se poser.

LLD
2 août 2009

(Donc il "avait" toutes les couleurs de l'homme...)


Les cinq quarts de ma vie.

Le premier va jusqu'à mes quinze ans et c'est l'enfance.
De quinze à trente-cinq ans ce fut ma "vie alimentaire".
Entre trente-cinq et cinquante-cinq l'existence. L'équilibre…
De cinquante passés et dans la tranche où je me trouve à soixante-cinq/quatre-vingt ans, ça devrait être le temps de la réflexion, de la sérénité. De la sagesse.
Le dernier quart ira jusqu'à…? Mes survivants verront. Fasse Dieu que je ne sois trop gaga.
Le nombre d'années de chaque quart importe peu. Il s'agit d'une période non divisible à chaque fois.
(Il y a cinq quarts ? Oui ; et alors ?)

LLD. Labenne Océan. 30 mai 2009.

Seul l'aîné d'une fratrie en aura été à jamais fils unique !
LLD (25/06/2009)
Je suis trop curieux pour craindre d'être mort,
En revanche j'en appréhende le passage…
LLD
(30/06/2009)
(Moëlan sur mer, où je suis né)

Suis-je un ringard et/ou autres contes de ma morale...
J'ai trop de mémoire pour lui en vouloir. (26/06/2009)

Début du billet
Merci.
On me laisse déblatérer et on me lit selon son goût, sans me répondre.

(MAIS on peut se dire sans se gratter le derrière : a-t'il raison ?
...Et on peut rajouter : il peut penser ce qu'il veut, c'est son droit, de même qu'il n'ait pas envie de débattre PARCE QUE ce qu'on lui dirait lui serait improductif. Autrement dit et plus simplement : on parlerait pour ne rien dire.)

 

Le frère de l'autre L'Harmattan. Collection Ecritures. Vient de sortir à 18 € et n'oubliez pas : aucun frais de port en librairie, de la Fnac à votre libraire du quartier : faites-les travailler.

Mon roman "peu gai-Gay (quoique ?)" pas fleur bleue" pas osé",
aux Editions Balise: L'ANNONCE. ISBN 9782914111053.
Résumé et entame ici :
http://ledoeuffloic.spaces.live.com/blog/cns!1961CE8C5E286C231.

(Higor, le "frère" de Jika, tout mouillé)
Critique du magazine HANDIRECT Juillet/Août 2007:"Un roman coup de poing[...]Une histoire d'amitié sans concession. Des lignes de sang, des lignes d'affection...[...]Un texte qui secoue le lecteur et le laisse pantelant comme au sortir d'un "shaker" agité de main de maître par un géant aux pieds figés. Ps: le géant, c'est pas moi, mais mon jeune héros malgré lui...)

Mon roman "Gay-policier/osé, mais pas vulgaire" selon l'insuccube Loïc,
votre serviteur, LE PHARE, aux Editions JetLag/why Not sorti juin 2007 ISBN 978 2 35388 005 8
Résumé et entame ici :
http://ledoeuffloic.spaces.live.com/
20€ chacun de mes livres, on échange nos coordonnées à "contact".

Recto Verso Les Deux G " Notre avis (c'est celui d'un critique) : Après avoir publié son premier roman, LLD a tout abandonné pour se consacrer à l’écriture et c’est tant mieux. Son style particulier nous plonge au creux des délices des sons et des mots pour montrer qu’écrire c’est aussi chanter. En utilisant la poésie comme une mise en abîme de l’histoire de ses personnages, il louange l’amour et nous donne envie d’aimer à notre tour. Malgré les difficultés, les dangers et surtout les regards intolérants de ceux qui nous entourent!

RUE NOTRE PERE DU SUCE-PENIS
Recueil de Nouvelles érotiques (dit l'Editeur). 20 Nouvelles 3/8 pages et 20 Nouvelles 8/20 lignes. Sortie j'ignore quand. Je placerai une Nouvelle de temps à autre ici. En attendant mes autres bouquins sont (entre autres) sur Ebay, Priceminister et divers site Internet y compris, évidemment, des Editeurs...

LE MAÇON DU CIM'TIERE
Une centaine de page genre roman Gay noir de chez noir.
http://www.edilivre.com/doc/9115

D'ANNE, QUI PARTOUT JETTE SA NEIGE
Recueil de Nouvelles du Grand Sud-Ouest. (Du "pas homo"...) Éditions ÉDILIVRE APARIS Collection Coup de coeur ISBN : 978-2-35335- Fin août 2008.
http://www.editeurindependant.com/doc/8718 (extrait et interview; se vend assez bien) http://www.info-culture.biz/annequipartoutjettesaneige.html
Ci-dessous ils sont neufs, mais je ne parviens pas à modifier l'inscription !



LE BIEN ASSIS
Prologue


Quand par beau matin le Bien assis, dos à peine arrondi de sa soixantaine d'années, toise la mer bleue tout ciel bleu avec cirrus – une Bretagne sans nuage n'existe pas, sauf l'imaginaire –, il lui remonte facilement un souvenir et pas toujours d'enfance ;
…Même si on revient à ce temps en principe béni, chez chacun, dès lors qu'un soupçon de nostalgie œuvre et qu'on veut juger de ses propres "progrès" ! (Les guillemets pincettes s'imposent.)

Pourquoi "le Bien assis" ? Vers ses douze ans, son directeur de la seule école qu'il n'ait jamais fréquentée, un des rares personnages de l'éducation nationale à mériter son respect, l'avait ainsi baptisé parce qu'il le trouvait en permanence assis dans un coin en train de lire, sous le préau ou dans la cour, un des livres de leur bibliothèque scolaire. A la maison c'était Nous deux ou Ouest-France. Et il en avalait, des lignes.
…Du reste, il avait beaucoup aimé lire à voix haute au-dessus des élèves, n'en déplaise à l'instit' qu'il abhorre et pour cause légitime, un demi siècle après ! Un ersatz de pédagogue affidé forcément d'Hitler, dans l'esprit condamnatoire, de l'imitation boche tout craché dont les empreintes perduraient, début années cinquante : la guerre était vieille d'une dizaine d'années et on y survivait (ça s'améliorait vite) dans ses stigmates et dans ses relents disciplinaires.
Parmi ses vantardises d'avant d'être trentenaire, si le Bien assis se complaisait à répéter que, écolier, on le remarquait partout avec un bouquin sur les genoux, c'était quand même exagéré ! Déjà il déchiffrait autrui avec ses yeux inquisiteurs. D'inquisiteur. Et pas seulement pour les comprendre, aussi pour leur joliesse mâle ou femelle.

Durant cette enfance et même après – d'éternité –, pas une fois ni lui ni ses frères, ils n'avaient entendu leur mère dire qu'elle était satisfaite ou même contente d'avoir eu sa ribambelle de garçons. Si encore on y avait compté une fille ! Bernicle ; – bernicle pour elle ! On aurait pu lui appliquer la formule mathématique tant de gosses égal crises de nerf égal le géniteur responsable et unique responsable. – Fautif ! Et la coupe ne sera jamais pleine y compris par-delà son trépas, au pauvre bonhomme.
Pourtant lui si, il était comblé, – et fier de sa nichée de mâles. Indubitable et sans le crier sur les toits : un être trop encore précivilisé pour exprimer quelconque sentiment autrement que par sa tendresse maladroite, puisque c'est ça, les terriens, des ploucs dans leur esprit maître de soi car sachez, mesdames et messieurs les nantis guindés intellectuels, que ces courageux bonhommes-là ont partout conscience de leur petitesse ! Ils s'expriment peu et ne ruent jamais dans les brancards. Seulement les Jacqueries… La révolution et alors les têtes sur leurs piques.
Il n'empêche ! Ses fils les percevaient, ses élans d'amour paternels, les avaient toujours ressentis, y compris des décennies après sa mort ! – Parce qu'ils étaient à son reflet et qu'ils appréhendaient à l'identique ses tourments ? Possible, et probablement était-ce pour cette raison qu'avec leurs questions non posées, chaque réponse étant tapie en eux, ils avaient sans cesse penché de son côté, sur la balance des récriminations que lui faisait leur mère interminablement à l'amoindrir. À le blâmer quoi qu'il fasse ou veuille faire : à priori il avait tort et pas la peine qu'il l'ouvre, il aurait tort il avait tort il a toujours eu tort, tort ne serait-ce que de les avoir conçus ;
– Il devait être seul à la besogne…
Une mauvaiseté exponentielle vis-à-vis lui qui ne l'avait jamais violée, non, – forcée donc limite ? Certes, parfois il fut brutal, ou plutôt rustique dans ses mouvements peu ou prou amoureux, mais bon, dans le temps, on n'intellectualisait pas systématiquement son impulsion : chez lui une fois la semaine le bas ventre réclamait son "repos du guerrier", au moins le samedi soir ; elle, elle n'était pas prête. Ou n'avait pas envie. Ou aurait rêvé de… Qu'on lui fasse la cour ? Ce serait abuser ; cependant la lecture de ses romans à l'eau de rose, les feuilletons des deux titres déjà cités plus Intimité, Confidence, rayon Sagan-Beauvoir-consorts quand même cuisine/couture, d'un côté, buraliste-bistrot en adversaire. Du libéré esprit suffragette ; aussi ses répétitives tâches ménagères et qui aurait accepté un repos de guerrière à elle et à sa façon. En fait le couple de simples fin deuxième millénaire, avec à la louche tout français moyen sachant lire dès l'armistice de Rethondes et qui écouta la TSF dès celle du 22 juin 40, ensuite les débats de sociétés presque sans tabou avec féminisme à la pointe. Cela parallèlement à la création de l'État d'Israël, des munificences de l'URSS jetées en pâture au peuple crédule des usines, à précéder ou simultanément à la télévision dont on commençait à subir le joug. Un joug pour cervelles malléables : quel boni ! Ah ! Le cinéma, pour La jument verte ou larmoyer devant Tino et sa Marinella. Les "Actualités" ? Trop universel. Pas ni pour l'un à destination de son groupe culturel, ethnique au sens premier, ni pour l'autre, afin d'éviter la grogne de tous ces ruraux déstructurés qui s'aggloméraient en banlieues : ON y veillait, de là-haut. Les guerres en escarmouches "nos colonies/l'Empire français" ? À dire vrai, elles intéressaient peu la métropole qu'on maintenait non dans l'ignorance, mais dans une sorte de je m'en fichisme qui arrangeait, quelque part et c'était réciproque. Dien Bien Phu existait. Oui. Ailleurs, dans les têtes, sur la mappemonde. L'Algérie allait suivre le Maroc et pointait ses évènements. On disait "ILS ont arrêté Eichmann" et ça, ça avait marqué, où Nuremberg n'avait été qu'un (gros) pet dans les toilettes du voisin ; – "Ne salissez pas chez moi, c'est propret." En revanche, face au grisâtre de la guerre et à la francisque encore sur les piécettes, les timbres-postes que tout garçonnet collectionnait étaient gaiement colorés, et promettaient Banania et l'Afrique équatoriale et…
– Les rêves. Les fantasmes primaires hors sexe des mioches dont le Bien assis faisait partie avec sa fratrie, et quel lecteur de Pif le chien, de Vaillant ou de l'homologue Cœur Vaillant ne raffolait-il pas de philatélie, alors ? – À celui qui aurait le plus épais album ! Les échanges allaient bon train et un beau timbre pouvait justifier, au troc, l'ajout d'un "Je te donne ça en plus" : une image pas pieuse, un magazine déjà cochon ou sa photo centrale pinacle de garçon en transformation et on interprètera l'évocation.

Ils avaient quand même souvent entendu leur mère notifier : "Votre père aime ses enfants !" Cette élémentaire phrase lui octroi pardon sur nombre méchancetés qu'elle a pu dire sur lui. Comme elle sortait ces mots déjà durant sa vie, ils font poids de sincérité, ils signifient que tout en lançant son venin, à l'instant, quelque part, la moralité veillait à tempérer sa haine. Sa hargne ;
…Son déplaisir de n'être que ce quelle était, puisque le pauvret en cause était resté pauvret, à son grand dam d'épouse. – Épouse ? Ce mot, elle l'ignorait. Il ne s'appliquait pas à elle. "Mon époux", "son épouse", "mon mari", décidément non ! Pas son langage. Trop policé. Elle était sa femme dans la splendeur (sourire en coin) de la femme assignée à un poste fixe sous connotation le pis avilie. Stricto sensu avec dépréciation autant biblique que de toutes les religiosités monothéistes : femme uniquement femelle pensée esclave au service de "son" homme. Du mâle : c'est-ce qu'elle aimait afficher, même si secrètement elle se savait supérieure parce que ça glorifie, de s'exhausser en se rapetissant, et décryptera qui en aura l'outil mental ! Du ressenti chez beaucoup des françaises d'après guerre, car après deux guerres hommes au front, en vérité, où elles avaient mené le monde dit libre à la baguette de leurs méninges rationnelles, elles entendaient bien continuer,
…On jouerait avec davantage de subtilité : c'est ça, l'Ève, l'Adam ayant un pourcentage plus ou moins important de son intelligence figé dans ses muscles et dans sa culotte. Obligation (sic) du Créateur.

Liés à ses frères comme il aurait pu l'être à de stricts contemporains, le Bien assis figurait fruit de terroirs peu dissemblables, pour finir : – qu'y chevauche sa destinée !
Tachons de rester dans un fil chronologique ; on excusera d'avance les retours impromptus où leurs avancées, icelles expliquant un précédent. Ce sont les ans, qui amènent la compréhension du fait terminé. Pas l'analyse du moment. Les souvenirs de chacun concernant ce qui est l'irrémédiable échu tournent autour de sa jeunesse, d'un travail borné de ses frontières sociales et de sentiments esquissés ou accomplis. Tout est relié. Nulle fraction, nulle portion ne peut avoir équivalence uniforme puisqu'un destin fait fi de logique ; c'est de l'imbriqué ou côte à côte.

AVIS : dans mon texte final des mots sont en italique. Mon doigt, dans ce premier jet, omet de bien CON-JUGER (conjuguer), souvent : on attend avant de crier ! Des redites seront revus, et des mots, évidemment, changés... Précisions pour les MÂLES (?!) embouchés.


Pendant que "Le Bien assis" repose, je reprends l'écriture d'un roman noir de chez noir entamé il y a plus d'une dizaine d'années. Ici vous en avez le début.
L'ALLELUIA DU DIABLE
L'histoire se passe aux alentours de Quimperlé. Je place dans mon blog quelques "bonnes feuilles" au fur et à mesure de mes (pas ultimes) corrections.
Premier épisode
Oh non, à l'évidence Dominique Dé n'aurait pu reconnaître, là, un quelconque Pierre Lejeune ! Dans l'anonymat le plus complet, c'était LE véritable crieur professionnel, qui tenait tréteaux au centre du marché parcouru de long en large.
D'accord, il accusait une dizaine d'années de poids visibles sur ses épaules et surtout dans son dos, qu'il redressait conforme image projetée plein écran, tantôt ;
(À suivre.)
De fait, maintenant, outre des moustaches, il arborait une terne chevelure mi-longue sale, broussailleuse, mais lui, il la comptait chaque matin lisse, brune, brillante quasi laquée nature. Du reste, s'il y avait broussaille, en lui et pour lui c'était façon juvénile.
Un ado attardé ?
Un soixante-huitard à la traîne ? (À la dérive ?)
Méchantes langues/langues de putes !
…Et puis sous ce vent, avec ces giboulées de mars…
– Dominique, murmurèrent ses lèvres sans souffle, sans la force de sourdre de son gosier. De sa poitrine lourde et oppressée.
…De ses entrailles brutalement nouées à faire monter, au lieu du cri d'espérance souhaité, un goût de bile amère ;
Corrosive ?
Pas ici : ces jours avaient passé. LE jour n'était venu.

– Laisse ta voiture dans l'allée ! Avait lancé Dominique Dé de la fenêtre de sa cuisine, une petite heure auparavant.
L'interpellé, son mari Bernard, revenait du bureau avec leurs enfants, Gilles et Sandra. Il les avait repris au passage, comme d'habitude, à la sortie de l'école.
On ira faire un tour à la Foire des Vieilles après goûter, précisa l'attentionnée jeune mère. Ca leur plaira.
Sitôt une allégresse de fuser au milieu des embrassades et du mélange discours-moulin à paroles de l'aîné dans son nième épisode quotidien-scolaire : Jean-m'a-volé-mes billes, etc.
Routine.
Sandra, elle, immuable quant à ses ambitions, rêvait de son bol de chocolat agrémenté de… (Ne s'aviser d'un oubli !)

Égarée ou enfuie, l'égrillarde gouaille prioritaire de Pierre Lejeune. Sourire ? Esquisser un sourire ?
Oui, il se le dessina intérieurement, et en face on considéra un rictus mercantile : l'endroit et la fonction, n'est-ce pas ? De plus, on avait affaire, là, à une cellule soudée papa-gâteau, maman-très maîtresse du budget domestique, bambins-friands de tout…
Un devoir marchand. Le rituel du lieu construit deux classes antinomiques : l'une, cliente, donc d'essence supé-rieure (obligé), l'autre de ses vendeurs, de ses bonimenteurs (n'omettre d'appuyer sur "menteurs" !), de serveur-laquais,
– D'inférieurs !
"Dominique…"
Pas une amabilité de geste ni d'expression, à l'égard de ce forain désormais accaparé par une question, un colifichet brandi à l'autre bout du monde sous la rébarbative question : "Combien ?" suivie du tac au tac de "C'est marqué !"
"Ploucs ! Savent pas lire ?" Un état d'esprit, présentement : aucune envie d'entrer en marchandage !...
"Dominique…" Exit Bernard Dé et sa chère suite. Suite ? Oh que non ! En fait, c'est lui qui fermait la marche menée par la petite Sandra en charge de SES achats… (On connaît !) La coquine.
…Mais Dominique Dé tenait solidement les cordons de la bourse (dans les minuscules cervelles tentées, certes ; aussi derrière, tout derrière, chez quelqu'un de statique, de mélancolique, lequel observait s'échapper un reflet du bonheur, son passé trente secondes entrevu, – ses vingt ans surestimés.)

…Sandra revint cependant bras chargés de cadeaux, du baigneur qui dit pipi et bonjour, du landau adéquat, de…
– Pouvait-on moins ?
Gilles se contenta d'un magazine.
Selon un usage daté de six mois, la cadette était comblée de son moindre vœu, ou peu s'en faut.
De la jalousie chez son devancier ? Non.
Même s'il ignorait la féroce vérité.
Une règle appliquée sans discussion ; – quatre ans de différence d'âge, ça forge un homme ! On l'en avait accrédité une fois et c'était suffisant : à la puînée peluches et autres breloques chatoyantes, au Grand, avec majuscule tonique, un survêtement à son anniversaire et un livre sérieux.
De l'iniquité ? Pas une once ; seulement un drame en filigrane, méconnu de la société et de la plupart de leurs contemporains. Pourquoi en faire de la publicité : guérirait-elle plus vite ? – Car elle guérira !
…Une fillette si pleine d'entrain emportée avant son dixième anniversaire ? – Impossible ; – impensable, Docteur. – Dites ? – N'est-ce pas, Docteur ? "Nous verrons, Madame." Y compris la faculté ne saurait être exempte d'erreurs de diagnostic.

Bernard Dé "semblait décider", au Département prêt du premier établissement bancaire régional. Il y gagnait correctement sa vie : les avantages acquis des temps florissants et intouchables – vous avez dit treize mois de…? Quatorze ? Vous n'y êtes guère ! Et la prime de ?... En compensation.
L'après-midi, leur comptoir, modèle administratif, fermait à seize heure un quart et lui, il s'en éjectait pile quinze minutes après : réglé comme du papier à musique. Aussi pouvait-il récupérer ses héritiers en porcelaine à leur porte respective, divine providence néanmoins mal placée, ici, puisqu'elle aurait pu se faufiler à l'intérieur d'un petit cœur vicié "d'une difformité congénitale due à, etc." Un cheminement sans importance car demeurait un fait : une souffrance bientôt insupportable, donc on devra opérer.
De sa naissance à ses premiers pas on n'avait rien vu venir. Rien observé. Dorénavant ses dix ans seront le moment idéal ;
– Pourquoi attendre ?
– Mais… "Pourra-t-on attendre, madame !" Ni le père ni la mère n'avaient insisté et la polissonne semblait parfai-tement remise d'un "accident de parcours", l'irrationnelle pensée de tout parent borné confronté à la réalité. Qui ne les comprendrait ?
On n'en parlait plus. "Ne tentons pas le Diable !" Alléluia ; UN !

Tôt orphelin, élevé, si on ose le terme, par trente-six foyers d'accueil, cet homme ici père de famille connaissait le prix de l'amour, du sang ou acquis. Dès qu'il rencontra Dominique il fut d'abord prévenant, comme il l'était avec chacun, puis attachant, parce qu'il visait secrètement à une sorte d'équilibre viscéral, puis, assurément, fidèle – il avait tellement pleuré jusqu'à en être dégoûté, jusqu'à songer se sup-primer, qu'il n'aurait risqué perdre ce bonheur conquis de haute lutte afin de satisfaire…
Une couronne de laurier auprès d'un acoquinement de bistrot ou le gain d'une peccadille luxurieuse ?
Certes non ! Merci.
Il faut ne jamais avoir vécu seul, pour fantasmer sur la solitude comme bénédiction exhaustive ! Vivre seul dans son âme, s'entend. Ceux qui ont frères et sœurs, ou papa ou maman à défaut des deux en collégial confort, quand, même, ceux-là habitent LEUR appartement privé en célibataire endurci… Des hypocrites ! Des égoïstes ! Des fourbes, au regard du certifié abandonné.
Bernard Dé POSSÉDAIT une famille et sa famille LE possédait. Il n'aurait su étouffer autrui, il n'empêche qu'elle seule primait et zut !, aux obstacles du destin ! Un à un ils seraient éliminés. Écartés. Abattus ; balayés !
Foi d'Dédé ! (Diminutif offert à l'armée.)
Tuerait-il afin de rendre ou déjà de permettre vie à l'un des siens ? Question superflue. L'issue de leur drame n'était pas là ; il ne pouvait davantage offrir son propre souffle pour remplacer celui de son autre lui-même. Le demandait-on à quelqu'un ? Idée absurde. Une fatalité se combat-elle ? Oui ! Sa conviction profonde et il le prouverait !
À qui ? Il était modeste : à lui.
(Point le sujet de l'heure.)[...]