18/06/2008J'me mets aux haïkus !Les haïkus occidentaux de l'insuccube* Loïc ! (*Contraction de incube & succube : on percute ? Remarquez, zérocube m'irait aussi ! In=dedans & Cube=cauchemar ; Su=dessous & Cube=concubin)
Être mort n'est rien
Sans souffrance et belle mort
Les morts dorment bien
(LLD. 21 juillet 2008)
Épines de pins
Les pines ont faim ;
- Rapine, vil tapin !
(LLD. 21 juin 2008)
A duchesse, limier
Authentique pur esthète
Préfère jardinier !
(LLD. 11 juillet 2008)
Croassent corbeaux
Nabots juchés sur christ croix
Et qui s'y croient beaux
(LLD. 23 octobre 2008. )
Susurré cul de poule
Il joue d'un sucré bonjour
D'antiquité cool
(LLD. 12 octobre 2008.)
Bonheur adoucit
Assis à chacun son heure
Malheur endurcit
(LLD. 2 novembre 2008)
Les emmerdements
Sont comme des aimants amers
Flots sur mer d'amants
(LLD. Premier novembre 2008)
Cent grammes pendouillaient
Osselets sous boudin basque
Mes dunes aux œillets
(LLD. 7 novembre 2008)
L'avenir radieux
Ne se dit qu'en plein soleil
Sous la pluie adieu
(LLD. 15 novembre 2008)
Pas laid visage
Petits ou gros traits, si brillent
Des yeux de sage
(LLD. 16 novembre 2008)
Cœur crie de tout cœur !
- Jaloux et trahi sans cœur.
…Le cœur pleure son cœur…
(LLD. 3 novembre 2008)
Fuis Pandémonium
Bel hémione entier sous voiles
Qui veut l'harmonium
(LLD. 27 septembre 2008)
L'avenir des vieux
Ombre de regrets passés
Amertume ; les cieux.
(LLD. 28 juillet 2008)
Son œil est rageur
Chez qui peine sans veine
Et son doigt vengeur
(LLD. 20 septembre 2008)
Impatiente mort,
Puisque te défier est vain,
Garde-nous d'efforts !
(LLD. 1ier septembre 2008)
Indubitable
Demain n'est qu'hypothèse
Sauf l'imparable
(LLD. 21 août 2008)
Rides méchants ans
Amertume aux temps anciens
Ô, rêves d'antan.
(LLD. 14 juillet 2008)
Reprocher au temps
Entre berceau et tombeau
Où passe son temps
(LLD. 13 juillet 2008)
À l'œil crève la faim
Qu'importe le cul du destin
Toujours but et fin
(LLD. 20 août 2008)
File file, mon rouet
L'amour aussi se travaille
Ou casse ses jouets
(LLD. 20 juillet 2008)
"- Pardon... !?" dit l'intrus.
Bosquets d'invertis ; l'amourrrrrrr…
"- Voyeur d'malotru !"
(LLD. 1ier août 2008)
Non il n'est pas nouille
Qui sous les papouilles ronronne
Quoique ayant deux couilles
(LLD. 4 octobre 2008)
Bite fend la brise
Mer calmie vogue la galère
Roulis dégrise…
(LLD. 14 juillet 2008)
P'tit rat d'opéra :
Œil de chat vers entrechats
Band'ra sans aura
(LLD. 15 août 2008)
Instant du trépas
Qu'on craint trop long passage
Étant mort ou pas
(LLD. 01 octobre 2008)
A poutre en avant
Du mâle à satisfaire
Fi ! Ope devant…
(LLD. 16 juillet 2008)
La gâche lève le pêne
Et qu'importe la serrure
L'envie va sans peine
(LLD. 22 juillet 2008)
Une queue qui bande
Ignore mâle femelle ou main,
Conscience friande !
(LLD. 22 juillet 2008)
Un oeil pas myope,
Les dunes creuses doux oyats
Culbute... Et hop !
(LLD. 19 juin 2008)
Dos courbé sous poids
- Des ans ou de la honte -
Propose p'tits pois...
(LLD. 06 juillet 2008)
La clef à papa
- Fripées serrures imprévues -
Non vous n'l'aurez pas !
(LLD. 07 juillet 2008)
Poils du cul blanc gris
Cherche mistigris de printemps
Pour couilles rabougries
(LLD. 17 juillet 2008)
Pédales aux pieds
Bésicles hardi bicycle
Sus ! Pédale qui sied…
(LLD. 12 juillet 2008)
Ondulent les dunes
L'air marin ouvre certaines faims
donc s'annulent les lunes
(LLD. 27 août 2008)
Ôte tes lunettes,
Gros ventre libidineux,
Et branlez, clochettes !
(LLD. 10 juillet 2008)
La vis veut visser
A chaque objet son objet
Le pis peut pisser
(LLD. 19 juillet 2008)
Sa bite me plaisait
Quand tout succès se débite
Où habite qui sait
(LLD. Le 22 septembre 2008)
Dix mouettes rieuses
Le farniente panse emplie
La tapette chieuse…
(LLD. 20 juin 2008)
Les pins sous le vent
Juste devant un lapin
L'tapin ! (- Comme avant...)
(LLD. 11 octobre 2008)
Bite boudin basque,
Cerises d'Itxassou pendouillent...
Mâle sans masque.
(LLD. 18 juin 2008)
Pruneau cuit ou cru ?
Pruneau cru ou pruneau cuit...
- V'lan ! La prune au cul !
(LLD. 22 juin 2008)
- Fez gland au vent !
Fesses d'odeurs de mâles
A fèces doux vent…
(LLD. 04 juillet 2008)
Branche pour sourcier
Où l'eau ? - Fore, bâton… Que d'eaux,
Baguette rassasiée !
(LLD. 30 juin 2008)
Effluves mâles…
Mâle sans femelle ? Tant pis :
- Ça n'te f'ra pas mal !
(LLD. 29 juin 2008)
Homme à lunettes,
Rondes ou pas ; longue ou courte
Aime la quéquette !
(LLD. 26 juin 2008)
Posté saint-Office
Le pli ne fait pas un pli
qui glisse, glisse...
(LLD. 25 juin 2008)
Ils quêtent soeur âme,
Qui arpentent les dunes ? Tsittt...
- Pourquoi pas d'une dame ?!
(LLD. Août 2008)
Cent paires d'yeux fripons
Langues bavent leurs vibrisses ;
- Un seul, mais à fond !
(LLD. 23 juin 2008)
Un champ de citrouilles,
Deux crapauds croassent leur chant,
S'fichant d'la grenouille...
(LLD. 22 juillet 2008)
Ventre gros devant
Qu'il rentre. Soupirs : hélas...
Fesses pendent au vent !
(LLD. 28 juin 2008)
Sa boutique ouverte
Sur étal odeurs de fesses
Une asperge verte
(LLD. 27 juillet 2008)
L'usage crée l'organe
Monte et monte gamme saccadée
Branlade donne orgasme
(LLD. 26 juillet 2008)
Les cigales craquètent
Sous les pins Georges et Marcel
P'tits vieux vertes quéquettes
(LLD. 30 juillet 2008)
Un chas d'aiguille.
- Entre ! gros fil pour p'tit trou,
Le chat roupille...
(LLD. 1ier août 2008)
Toujours en manque
Qu'il pleuve, vente, le jour la nuit
Pendent leurs langues…
(LLD. 3 août 2008)
Peut-elle encor plaire
Lame fend l'âme âme vive lame
Quête solitaire
(LLD. 18 août 2008)
L'un est dans l'autre
Cœurs font cœur deux âmes même chair
L'un brûle l'autre
(LLD. 19 août 2008)
Où fessier recule
Quand minaudent et traînent deux pieds
On martèle l'enclume
(LLD. 7 août 2008)
Envol de peaux flasques
Sous les taillis aux Cent marches
Muette Côte Basque
(LLD. 11 août 2008)
Les dunes rondes
Même avec fesses sans ondes
Façonnent notre monde
(LLD. 12 août 2008)
Le daguet/la mare
Dare dare vil œil aux aguets
Le vieux gay démarre
(LLD. 17 septembre 2008)
Le berger landais ?
Y'aurait plus laid à sucer
…Et quand ça lui plaît ?!
(LLD. 20 septembre 2008)
Les chênes liège ondulent
Dunes sable fin sous vert feuille
Mâles mi-mâles s'annulent
(LLD. 23 septembre 2008)
Rares cheveux au front
À son œil ni panse ni fesses
Lors… Pourquoi affront ?
(LLD. 21 septembre 2008)
Pal d'or sus avant
Que, ci-devant, on arbore,
Ignore sens du vent.
(LLD. 25 septembre 2008)
Dieu que nous sommes moches
Nue loche loin de nos vingt ans
Et qui court les roches
(LLD. 27 septembre 2008)
Quasi décombres
Masse d'ombres disjointes cul flasque
Fendu poils sombres
(LLD. 3 août 2008)
Le Ô c'te conne bouille
Par contrepet ou non vaut
Un Ô c'te bonne couille
(LLD. 3 octobre 2008)
Gros le cœur qui pleure
Invivable un cœur sans cœur
À Dieu cœur qui meurt
(LLD. 4 novembre 2008)
Le krach de la Bourse
Je bourre et bourre, et crachent
Crac boum hue, mes bourses !
(LLD. 10 octobre 2008)
INSUCCUBE* est donc une marque déposée, moralement et dorénavant.
-----------------------------------------------------------------
Basho Matsuo (1644 – 1695) est connu comme le premier grand poète de l'histoire du haïku. Ses haïkus sont quelques fois un peu théâtraux, mais la plaisanterie, la mélancolie sont présentes, tout en rappelant la grandeur de la nature
et l’aspect éphémère de l’homme.
Un vieil étang
Une grenouille saute
Des sons d'eau
(Basho)
Rien ne dit
dans le chant de la cigale
qu'elle est près de sa fin
(Basho)
15/06/2008Des dunes de Labenne...
Le p'tit Bit/pardon ! Bricoleur (Y'aurait matière à recueil de "Conseils aux Bitoleurs". A étudier. …Ma connerie est sans limite ?! Elle m'étonne même, parfois.) "-Hep, les co-pines ?! On ne séduit pas un bel et pur hétéro en lui affichant un ventrounet plat ou en dandidant façon grande folle son p'tit derche ! Ça c'est pour nos repas quotidiens !
- Le bel et fier hétéro qui se respecte ne vient chez nous que pour une chose : LA bonne petite pipe dont nous maîtrisons les secrets ! Et pour cause : nous connaissons l'engin-source. En principe on a le même, on en sait les tenants et aboutissants.
…Donc - avis de l'Expérience-je-me-présente ! On se passe discrètement, en croisant l'étalon en cause, le bout de sa langue sur sa lèvre supérieure, en égarant son doux regard-pas de bovin lubrique ailleurs : ne pas gêner. Ne pas provoquer. Si on plaît, n'vous tracassez pas, on vous le fera savoir et si, en plus, vous n'êtes pas trop con, vous sentirez dans votre poitrine affolée le boum boum de l'amourrrrrr…
(Euh... L'amour du sexe ; pas l'amour l'amour : ne pas confondre, quand même ! On garde les pieds sur terre et on prend ce qu'on nous donne. Et on s'en contente, mes chéris.)
Fugace...
Il courait sur le chemin derrière les dunes. 35 ans short noir torse nu. Quand il a surgi au centre de mes recherches d'un intérêt dans la flore d'alentour, j'ai esquissé MON sourire de circonstance. Esquissé : on sait ce qui est permis, à mon âge.
…Une plus qu'aimable grimace d'admiration, cependant, cette fois-ci.
Je me suis arrêté net en entendant mon cœur qui hésitait entre voir Naples et mourir et l'arrêt cardiaque qui nécessite hic et nunc du bouche à bouche et de SA bouche…
Je lui ai dit tout de go, car le chemin était étroit et que notre rencontre ne pouvait - ne devait - durer que le temps d'un éclair, pour moi, d'un curieux souvenir, pour lui : "Vous êtes sacrément beau et craquant !" Il a souri car c'est tout ce que pouvait lui permettre sa vie. On s'était compris. "Merci."
Adieu…
10/06/2008Une Nouvelle de mon nouveau recueil sur le Grand Sud-Ouest.D'Anne, qui partout jette sa neige... (Titre éponyme du Recueil)
D'ANNE
Qui lui jeta de la neige
Anne par jeu me jeta de la neige,
Que je croyais froide, certainement :
Mais c'était feu, l'expérience en ai-je,
Car embrasé je fus soudainement.
Puisque le feu loge secrètement
Dedans la neige, où trouverais-je place
Pour ne brûler point ? Anne, ta seule grâce
Éteindre peut le feu que je sens bien,
Non point par eau, par neige ni par glace,
Mais par sentir un peu pareil au mien.
CLÉMENT MAROT
La voisine avait fait son devoir en alertant la maréchaussée, et œuvre préparatoire à calomnie, à rumeur allusive surtout chez le chaland, en vérité. Deux heures après elle soupira, puis sortit sur le palier à regret non sans vérifier, l'œil soupçonneux, qu'elle était suivie des agents et du médecin.
A présent les faits étaient assurés d'un écho non pas national, certes, toutefois au minimum dans l'immeuble. Dans la rue ; dans les regards croisés chaque jour.
Elle le savait et il le savait : dans leur natal Barétous aussi.
Ils connaissaient leur monde, tous les deux, même s'ils n'étaient dans un même lit, sous même toit, que depuis six mois. Une forme d'atavisme propre à leur souche commune : leur village de paysans.
Ils n'étaient ensemble que depuis quelques mois, cependant, à leur vraie rencontre, ils étaient autant neufs l'un que l'autre ! Oh, évidemment, lui, lui il avait vérifié une ou deux fois, au préalable, s'il était conforme mâle, oui, ou plutôt ses compagnons l'avaient entraîné, un chaud samedi soir de printemps, à contrôler leurs possibilités à eux sous couvert de contrôler ses capacités à lui ou d'un tiers, prétexte de troufions libérables en goguette, à Mauléon, des fois que…
Pas elle.
Elle, elle était douce et n'avait vécu jusque là qu'une vie de fille humble et à peine jolie, juste assez jolie pour aider la boulangère du bourg haut béarnais de leur jeunesse sans réflexions ni dans un sens ni dans l'autre.
- Pas de réputation ;
- Ni doute ni d'allusion : une adolescence d'enfant de métayers honnêtes avec nombre frères et sœurs préparés honnêtement à l'existence des gens honnêtes. Et là-bas, entre les prairies et les bois, devant leur piémont, c'était devenu dur, et on y tenait Dieu ou son église un peu à l'écart. Un accord entre pères et grands-pères pouvait suffire d'accordailles. Les cérémonies… C'étaient beaucoup d'argent !
Un jour ils s'étaient plus intensément regardés et quelqu'un de leur entourage avait décidé qu'ils iraient vivre en ville "un couple d'années". Pour leur bonheur ou pour tester les avantages et inconvénients du couple ? L'idée saugrenue digne d'un citadin !? Pour expédier de salvateurs mandats, oui ! On voulait croire à une mauvaise passe et deux clans joignaient l'utile à l'agréable. Avant - avant ! Les pâturages étaient propriétés collectives et on pouvait vivre (petitement déjà) sous la réglementation des "montagnes générales". Il n'y avait de différence sociale grâce aux transhumances.
- Avant !
…Loin du confort on garde l'esprit serein, dans les terres où chacun fréquente son voisin le dimanche afin de faire communauté primaire, et on agit toujours franchement : "ON" les marierait avec flonflons en profitant d'une autre union - le cousin ou un frère. Une sœur. On trouverait.
Une telle fête d'épousailles à l'ancienne, marque sempiternelle et encore d'honnêteté à destination locale, au fin fond des campagnes, requiert moult moyens, du temps, d'immenses préparations, à l'échelle d'une simple famille.
De deux familles de simples ;
- Chez eux ça se saurait !
La porte à peine refermée, trois secondes de patience passée au crédit ou au débit de la société contemporaine, de la banlieue paloise où lui travaillait dans une manufacture, elle à la chaîne, ses doigts agrippés à la poignée, et il avait perdu son air interrogateur. Inquiet. Normal de tout pauvret face aux uniformes. Ayant assimilé les faits, leurs conséquences fatales, il ordonna d'un ton caverneux, inconnu y compris de lui-même, à la femme de se déshabiller. Son sourire habituel de retour au foyer était absent. Parti ; - d'ailleurs, se souvenait-il d'avoir été heureux auprès de ce personnage aujourd'hui jouet brisé par :
"Je relis votre déposition l'homme à ouvert la porte sans sonner j'ai cru que c'était mon ami qui rentrait de l'usine."
- D'accord ?
"Il m'a ordonnée de me taire et c'est ma voisine de palier qui venait emprunter du sucre qui nous a découverts.
- La déclaration du médecin : "Les traces bleues visibles sur le cou de la victime sont à l'évidence dues à une tentative de strangulation."
Était notée dans les esprits tant ce fut audible, une ultime phrase officielle imbue de docte suffisance, ne laissant aucun doute :
"Je lui conseille d'étudier avec son directeur de conscience…"
(Dans les années cinquante, la bure fréquente autour de Lourdes savait obliger à travestir. A faire "comme si…")
Son front ressortait front de brute butée. Son regard sans vie, tout rond, fixait son passé ou l'avenir : impossible de le savoir. De l'homme affectueux et comblé d'hier restait son œil bleu mais froid. Ses lèvres crispées. Une stature d'être humilié. Maigre. Amaigri de douleurs. Elle s'exécuta d'un tour de main et immédiatement ; en obéissant au coup de menton de son nouveau maître, elle s'allongea sur l'ancestrale table de bois à long tiroir de leur cuisine, caution obligée d'une vieille tante de Pau qui prêta également leur lit, un buffet…
Le plateau avait été promptement débarrassé de sa nappe de toile cirée. Il ouvrit le robinet d'eau chaude de leur vieille cuisinière à charbon, se ravisa et emplit à gros jets une bassine d'eau froide. Du dessous de l'évier il extirpa une éponge à peine propre : - la rincer ? Il n'y pensait pas. Délibérément ? Qui sait : l'instinct le commandait, un instinct bestial de loup à qui on a ravi sa louve dont des larmes d'impuissances fuyaient les yeux et où le sang avait quitté son corps.
A grands coups de récurage il nettoya ces chairs hier encore à lui seul. Pour lui seul, avait-il été décidé six mois avant. Devant témoins.
Sans douceur aucune il écarta les cuisses du cadavre bien malgré lui vivant et y enfonça son arme pleine d'eau. Maintenant c'était lui qui pleurait. Plus elle.
…Alors il prit une seconde bassine d'eau glaciale et la jeta sur sa femelle.
…Enfin il la serra dans ses bras. Enfin. Enfin il lui dit un mot aimable et le répéta, puisqu'elle ignorait sa parole.
Elle n'avait plus sa langue.
Il courut à leur chambre à coucher hier soir encore nid de tourtereaux, au secret de leurs deux âmes liées en un unique cœur, pour y chercher un drap, et il essuya vigoureusement sa propriété empruntée.
- Non ! Volée !
…Puis il repartit vers le lit et revint avec une couverture ; son travail était achevé. Il radoucit ses gestes.
Elle savait que désormais souillée, violée, toujours et à jamais il y aurait entre eux auparavant si satisfaits cet épisode affreux. Accidentel.
Immortalisé chez autrui et donc ineffaçable.
L'homme avait retrouvé ses couleurs. Ils n'étaient plus ni promis ni promise ; tout était consommé, finis rêves et projets. Il allait falloir pourrir et non plus se réaliser. Survivre à l'image d'autrui. Il poussa un profond soupir de bête blessée et sortit de la pièce, le poids du monde accroché à ses épaules. Elle prit sans hâte, au fond du tiroir, un couteau de boucher comme on en possède à la ferme, elle en coinça le manche et s'affala dessus. Sans bruit. Entre ses seins profanés.
LLD Labenne.
Éditions ÉDILIVRE APARIS
Collection Coup de coeur
ISBN : 978-2-35335-
Dépôt légal : Juin 2008
02/06/2008Un autre conte moralSuite...
Dans ces billets j'écris selon mon humeur mes "ringardises". Elles sont nombreuses et je ne souhaite PAS de commentaires. Ce que je dis est ce que je pense et je n'ai pas besoin de l'avis d'autrui. (Ni qu'on discute du sexe des anges !) **********
Un autre conte plus mondialiste :
Décret du Grand Ordonnateur : Le Seul, qui en a marre que les hommes se tapent dessus sans cesse. (Note de la rédaction : "l'était temps qu'il cesse de rêver, ç'ui-là !")
…Le cahier des charges de l'entité nommée ONU, dans le monde d'en bas, est aboli. Chaque pays dit riche, dans la gestion individuelle de ses habitants, doit s'occuper en exclusivité d'un autre pays dit pauvre, lui. Mais d'UN SEUL (vu dans une globalité intrinsèque et non de frontières de convenance) ! Ces pays se trouvent quasiment tous en Afrique et en Asie de l'ouest, plus quelques îlots vers les Caraïbes.
- Car il suffit ! de parsemer la Terre de grains qui ne germent que dans la poche d'autoproclamés "guides de la nation" sans conscience et uniquement préoccupés de leurs prébendes. Des personnages uniquement imbus d'eux-mêmes, ce que les "grands dirigeants-commerçants" savent et admettent trop facilement, du reste.
…C'est donc principalement là qu'il faut mettre de l'ordre ! Bien entendu, lors des catastrophes et qu'elles que soient leurs genres, les peuples peuvent toujours se cotiser pour soulager de démunis ponctuels…
Les grands pays en surface &/ou en population, à l'orée, mais toujours en deçà de leur propre satisfaction matérielle (qu'ils cessent de se mêler des histoires d'autrui !), se contentent du bonheur de leurs nationaux : la Chine, l'Inde, le Brésil, le Mexique, la Russie qui a encore besoin d'un effort. Que ceux-là résolvent LEURS problèmes, d'abord, et après on verra : ils ont TOUT ce qu'il faut pour être nantis et affranchis. A charge pour eux de ne s'occuper que de leurs "fesses", comme dit le trivial bon sens populaire !
Nombre de pays de petites ou moyennes importances sont autonomes, genre Thaïlande, Argentine et autres Libye : ils ont les outils pour s'en sortir. Idem du Cambodge, du Pérou, du Panama et… Liste non exhaustive.
NB : - Beaucoup d'Etats sont artificiels. Leurs habitants n'ont pas le sentiment d'appartenir à une même nation. Ils sont composés de tribus à l'origine vaquant ici et là sur plusieurs territoires. Ou de clans. C'est l'envahisseur colonial, qui, au moment de partir, a imposer des frontières.
- "UN pays riche épaule UN pays pauvre" : un pays riche aide une population donnée laquelle peut exister entre quantité de frontières. Être disséminée. Exemple : Les Touaregs dépendent de 5 ou 6 gouvernements d'un même "terroir", les Pachtouns obéissent en principe à ces fonctionnaires-ci et à leur voisin ; Éthiopie, Erythrée et Somalie... trois patries à opposer et n'y inclure Djibouti ? L'ex Rhodésie aujourd'hui Zimbabwe est elle un pays, quand dans les siècles passés c'était un vaste empire qui allait jusqu'au Mozambique ?
- En voulant soi-disant soutenir tel Etat, puis tel autre, et encore un autre, les nations riches disséminent trop leur soutien, qui dès lors s'égare dans de nombreuses poches sans peser bien lourd, une fois divisé ! Il faut être précis. Ne pas vouloir faire le prétentieux dans sa générosité - avec l'argent des contribuables ! Au lieu de pleurer des larmes de crocodile sur la misère partout dans le monde, qu'on se contente chacun "de son pauvre". De ses pauvres, comme d'antan. La France donne "un coup de main" à Madagascar, Monaco à Haïti, Les Etats-Unis aux régions d'où vinrent leurs esclaves il y a quelques siècles, l'Italie à l'Ethiopie, l'Australie à un vaste pays pauvre d'Afrique, l'Espagne à, etc.
 |
| Mon roman "Gay fleur bleue",
LES DEUX G, ou le Frère de l'autre :
http://www.publibook.com/boutique2006/detail-2977-35-0-1-PB.html
Ean (fnac et toute librairie):
978274833404.
Résumé et entame ici:
http://ledoeuffloic.spaces.live.com/ Mon roman "peu gai-Gay (quoique ?)" pas fleur bleue" pas osé",
aux Editions Balise: L'ANNONCE. Nous somme 5 présélectionnés pour prix Handi-livres 2008. On verra.
ISBN 9782914111053.
Résumé et entame ici :
http://ledoeuffloic.spaces.live.com/blog/cns!1961CE8C5E286C231.
Critique du magazine HANDIRECT Juillet/Août 2007:"Un roman coup de poing[...]Une histoire d'amitié sans concession. Des lignes de sang, des lignes d'affection...[...]Un texte qui secoue le lecteur et le laisse pantelant comme au sortir d'un "shaker" agité de main de maître par un géant aux pieds figés. Ps: le géant, c'est pas moi, mais mon jeune héros malgré lui...) Mon roman "Gay-policier/osé, mais pas vulgaire" selon l'insuccube Loïc,
votre serviteur,
LE PHARE, aux Editions JetLag/why Not sorti juin 2007 ISBN 978 2 35388 005 8
Résumé et entame ici : http://ledoeuffloic.spaces.live.com/ 10€ franco départ votre serviteur, on laisse ses coordonnées à "contact". Recto Verso Les Deux G ou le frère de l'autre " Notre avis (c'est celui d'un critique) : Après avoir publié son premier roman, LLD a tout abandonné pour se consacrer à l’écriture et c’est tant mieux. Son style particulier nous plonge au creux des délices des sons et des mots pour montrer qu’écrire c’est aussi chanter. En utilisant la poésie comme une mise en abîme de l’histoire de ses personnages, il louange l’amour et nous donne envie d’aimer à notre tour. Malgré les difficultés, les dangers et surtout les regards intolérants de ceux qui nous entourent!
Résumé : Gilles, bel éphèbe de la ville venu se ressourcer dans la campagne profonde et George, charmant paysan de trente ans sans femme, ni enfant. Un jour, ils se croisent et l’amour se matérialise. Mais comment assumer l’homosexualité dans un espace aussi restreint qu’un village? Les deux hommes parviendront-ils à s’aimer? A vivre? A jouir du monde ensemble? Une histoire d’amour magnifique et si dure à vivre pourtant.
RUE NOTRE PERE DU SUCE-PENIS Recueil de Nouvelles érotiques (dit l'Editeur). 20 Nouvelles 3/8 pages et 20 Nouvelles 8/20 lignes. Sortie j'ignore quand. Je placerai une Nouvelle de temps à autre ici. En attendant mes autres bouquins sont (entre autres) sur Ebay, Priceminister et divers site Internet y compris, évidemment, des Editeurs...
******************
LE MACON DU CIM'TIERE
Une centaine de page genre roman Gay noir de chez noir.
Accepté par Editeur pour publication début 2009
******************
D'ANNE, QUI PARTOUT JETTE SA NEIGE
Recueil de Nouvelles du Grand Sud-Ouest. (Du "pas homo"...) Éditions ÉDILIVRE APARIS Collection Coup de coeur ISBN : 978-2-35335- Fin août 2008. http://www.editeurindependant.com/doc/8718 (extrait et interview)
 |