Être mort n'est rien
Sans souffrance et belle mort
Les morts dorment bien
(LLD. 21 juillet 2008)
Épines de pins
Les pines ont faim ;
- Rapine, vil tapin !
(LLD. 21 juin 2008.)
A duchesse, limier
Authentique pur esthète
Préfère jardinier !
(LLD. 11 juillet 2008.)
L'avenir des vieux
Ombre de regrets passés
Amertume ; les cieux.
(LLD. 28 juillet 2008.)
Rides méchants ans
Amertume aux temps anciens
Ô, rêves d'antan.
(LLD. 14 juillet 2008.)
Reprocher au temps
Entre berceau et tombeau
Où passe son temps
(LLD. 13 juillet 2008.)
File file, mon rouet
L'amour aussi se travaille
Ou casse ses jouets
(LLD. 20 juillet 2008.)
"- Pardon... !?" dit l'intrus.
Bosquets d'invertis ; l'amourrrrrrr…
"- Menteur, malotru !"
(LLD. 1ier août 2008.)
Bite fend la brise
Mer calmie vogue la galère
Roulis dégrise…
(LLD. 14 juillet 2008.)
P'tit rat d'opéra :
Œil de chat vers entrechats
Band'ra sans aura
(LLD. 15 août 2008.)
A poutre en avant
Du mâle à satisfaire
Fi ! Ope devant…
(LLD. 16 juillet 2008.)
La gâche lève le pêne
Et qu'importe la serrure
L'envie va sans peine
(LLD. 22 juillet 2008)
Une queue qui bande
Ignore mâle femelle ou main,
Conscience friande !
(LLD. 22 juillet 2008)
Un oeil pas myope,
Les dunes creuses doux oyats
Culbute... Et hop !
(LLD. 19 juin 2008.)
Dos courbé sous poids
- Des ans ou de la honte -
Propose p'tits pois...
(LLD. 06 juillet 2008.)
La clef à papa
- Fripées serrures imprévues -
Non vous n'l'aurez pas !
(LLD. 07 juillet 2008.)
Poils du cul blanc gris
Cherche mistigris de printemps
Pour couilles rabougries
(LLD. 17 juillet 2008.)
Pédales aux pieds
Bésicles hardi bicycle
Sus ! Pédale qui sied…
(LLD. 12 juillet 2008.)
Ôte tes lunettes,
Gros ventre libidineux,
Et branlez, clochettes !
(LLD. 10 juillet 2008.)
La vis veut visser
A chaque objet son objet
Le pis peut pisser
(LLD. 19 juillet 2008.)
Dix mouettes rieuses
Le farniente panse emplie
La tapette chieuse…
(LLD. 20 juin 2008.)
Bite boudin basque,
Cerises d'Itxassou pendouillent...
Mâle sans masque.
(LLD. 18 juin 2008.)
Pruneau cuit ou cru ?
Pruneau cru ou pruneau cuit...
- V'lan ! La prune au cul !
(LLD. 22 juin 2008.)
- Fez gland au vent !
Fesses d'odeurs de mâles
A fèces doux vent…
(LLD. 04 juillet 2008.)
Branche pour sourcier
Où l'eau ? - Fore, bâton… Que d'eaux,
Baguette rassasiée !
(LLD. 30 juin 2008.)
Effluves mâles…
Mâle sans femelle ? Tant pis :
- Ça n'te f'ra pas mal !
(LLD. 29 juin 2008.)
Homme à lunettes,
Rondes ou pas ; longue ou courte
Aime la quéquette !
(LLD. 26 juin 2008.)
Posté saint-Office
Le pli ne fait pas un pli
qui glisse, glisse...
(LLD. 25 juin 2008.)
Cent paires d'yeux fripons
Langues bavent vos vibrisses
Quand un seul siphon
(LLD. 23 juin 2008.)
Un champ de citrouilles,
Deux crapauds croassent leur chant,
S'fichant d'la grenouille...
(LLD. 22 juillet 2008.)
Ventre gros devant
Qu'il rentre. Soupirs : hélas...
Fesses pendent au vent !
(LLD. 28 juin 2008.)
Sa boutique ouverte
Sur étal odeurs de fesses
Une asperge verte
(LLD. 27 juillet 2008.)
L'usage crée l'organe
Monte et monte gamme saccadée
Branlade donne orgasme
(LLD. 26 juillet 2008.)
Les cigales craquètent
Sous les pins Georges et Marcel
P'tits vieux jeu d'arpette
(LLD. 30 juillet 2008.)
Un chas d'aiguille
Entre, gros fil pour p'tit trou
Le chat roupille
(LLD. 1ier août 2008.)
Toujours en manque
Qu'il pleuve, vente, le jour la nuit
Pendent leurs langues…
(LLD. 3 août 2008.)
Peut-elle encor plaire
Lame fend l'âme âme vive lame
Quête solitaire
(LLD. 18 août 2008.)
Où fessier recule
Quand minaudent et traînent deux pieds
On martèle l'enclume
(LLD. 7 août 2008.)
Envol de peaux flasques
Sous les taillis aux Cent marches
Muette Côte Basque
(LLD. 11 août 2008.)
INSUCCUBE* est donc une marque déposée, moralement et dorénavant.
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Basho Matsuo (1644 – 1695) est connu comme le premier grand poète de l'histoire du haïku. Ses haïkus sont quelques fois un peu théâtraux, mais la plaisanterie, la mélancolie sont présentes, tout en rappelant la grandeur de la nature
et l’aspect éphémère de l’homme.
Un vieil étang
Une grenouille saute
Des sons d'eau
(Basho)
Rien ne dit
dans le chant de la cigale
qu'elle est près de sa fin
(Basho)